LA NEWS DE WOMEN FIRST #170
- Axel Elmaleh
- 8 oct. 2025
- 7 min de lecture

La news de la semaine
Japon : Sanae Takaichi, la première femme à diriger le Japon 🇯🇵
C’est une première historique : à 64 ans, Sanae Takaichi va devenir la première femme à diriger le Japon, après avoir remporté la présidence du Parti libéral-démocrate (PLD), formation dominante depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Son élection au Parlement, prévu à la mi-octobre, ne fait plus de doute.
Mais derrière cette avancée symbolique, un programme résolument nationaliste et populiste se dessine.
Une “héritière d’Abe” sur une ligne dure 🗾
Députée depuis 1993 et plusieurs fois ministre, Takaichi revendique l’héritage politique de Shinzo Abe, dont elle fut proche avant son assassinat en 2022.
👉 Elle visite régulièrement le sanctuaire Yasukuni, qui honore les morts de guerre japonais, y compris des criminels de guerre
👉 Elle prône une position très ferme vis-à-vis de la Chine, affiche son soutien à Taïwan — qu’elle décrit comme un “partenaire précieux” — et souhaite une “quasi-alliance de sécurité” avec Taïwan, l’Inde, l’Australie et l’Europe
👉 Elle veut moderniser l’armée et augmenter massivement les budgets de défense
Dépenses publiques XXL et yen en chute libre 💸
Comme Abe, Takaichi refuse toute rigueur budgétaire :
- La dette publique japonaise atteint déjà 235% du PIB
- Mais elle promet de nouveaux plans de relance et des chèques aux ménages pour compenser l’inflation causée par la chute du yen
- Elle rejette l’idée d’une hausse des taux de la Banque du Japon
Les marchés redoutent toutefois que sa politique fasse encore plonger la devise nippone.
Une femme au pouvoir, mais pas féministe 🚫
Si son arrivée à la tête du pays marque un tournant pour les femmes dans un Japon encore très masculin, Takaichi n’entend pas faire évoluer les droits sociaux :
- Opposée au mariage homosexuel
- Hostile aux noms de famille séparés pour les couples mariés
- Réticente à l’idée d’une impératrice régnante
Son discours en campagne a parfois flirté avec le populisme : rejet de l’immigration, accusations infondées contre les étrangers à Nara, et promesses de défendre les “valeurs familiales traditionnelles”.
Un pouvoir à consolider ⚖️
Malgré son succès interne, sa base politique reste fragile.
Pour gouverner, elle devra composer avec les élus plus libéraux du PLD et son allié le Komeito, faute de majorité solide.
Les observateurs estiment qu’elle pourrait devoir adoucir son programme pour durer : “Si elle reste sur une ligne trop radicale, elle ne tiendra pas longtemps”, prévient Rintaro Nishimura, analyste au Asia Group.
Le sujet de la semaine
Moyen-Orient : les femmes grimpent (doucement mais sûrement) dans la hiérarchie 🌍
Bonne nouvelle : le leadership féminin gagne du terrain au Moyen-Orient ! 🙌
Si le chemin vers l’égalité reste long, les lignes bougent enfin dans une région où les femmes sont de plus en plus nombreuses à étudier, entreprendre et diriger.
Une dynamique mondiale… qui gagne la région 📈
Objectif ONU n°5 : parvenir à l’égalité des sexes d’ici 2030.
En 2025, les femmes ne sont encore que 5 à 6% à occuper un poste de PDG dans le monde — mais les progrès sont tangibles :
👉 En Thaïlande, elles représentent 30% des dirigeantes
👉 En Chine, 19%
👉 En Amérique latine, 9%
👉 En Europe de l’Est et Asie centrale, 7%
👉 Et à l’échelle mondiale, 33,5% des postes de direction (y compris conseils d’administration) sont occupés par des femmes
Une tendance qui, lentement mais sûrement, touche aussi le Moyen-Orient.
Les figures qui ouvrent la voie 💪
Le classement Forbes Middle East 2024 des 100 femmes d’affaires les plus influentes met en lumière 100 leaders issues de 28 nationalités et 32 secteurs.
En tête : Hana Al Rostamani, PDG de First Abu Dhabi Bank, première banque des Émirats.
À 48 ans, elle conserve la première place pour la 3ᵉ année consécutive.
Diplômée de George Washington University, elle incarne cette nouvelle génération de dirigeantes formées à l’international, ambitieuses et inspirantes.
Les études confirment cette évolution : les dirigeantes arabes se distinguent par leur agentivité, leur autodétermination et un leadership transformationnel axé sur la créativité, la vision et la motivation des équipes.
Des progrès… mais encore trop lents 🚧
Malgré ces réussites, les chiffres restent modestes : en 2022, les femmes ne représentaient que 19% de la population active au Moyen-Orient.
Les freins identifiés sont connus :
- Barrières socioculturelles
- Absence d’égalité réelle en entreprise
- Manque d’accès à la formation et au mentorat
Résultat :
Beaucoup de talents féminins stagnent sous le fameux plafond de verre.
Mentorat, réseaux, formation : les leviers-clés 🎓
Le changement passe par trois piliers :
👉 Le mentorat — encore trop rare, alors qu’il renforce confiance et ambition
👉 Les formations dédiées aux femmes : les programmes Women Only Training Programmes (WOTPs), testés sur 47 participantes françaises âgées de 34 à 54 ans, ont montré leur impact positif sur la confiance en soi et l’efficacité professionnelle
👉 Les réseaux — indispensables pour favoriser l’accès aux postes stratégiques
Une transformation bénéfique pour tous 🌟
Une étude de 2023 l’a prouvé : la présence de femmes dans les comités de direction améliore la rentabilité des entreprises, mais aussi leur responsabilité sociale et environnementale.
Les Émirats arabes unis, pionniers régionaux, ont même créé en 2015 le Gender Balance Council, pour promouvoir l’équilibre hommes-femmes dans les postes décisionnels.
Le focus de l'équipe
Coach IA au travail : confident bienveillant ou risque caché ? 🤖
Le phénomène prend de l’ampleur : de plus en plus de salarié·es se tournent vers l’intelligence artificielle pour exprimer stress, doutes ou émotions, comme ils le feraient avec un coach ou un thérapeute.
Et les chiffres parlent d’eux-mêmes : selon une étude Oracle / Workplace Intelligence, 68% des employés préfèrent se confier à un robot plutôt qu’à leur manager quand il s’agit d’anxiété ou de pression au travail.
Pourquoi ?
Parce qu’une IA ne juge pas, ne coupe pas la parole, et n’en garde pas rancune.
Un espace d’écoute… mais pas sans risques 🧠
Le coaching par IA agit comme une soupape émotionnelle : verbaliser ses pensées procure un réel soulagement, même sans action concrète.
Ces outils aident à structurer ses réflexions, à prendre du recul, et parfois à retrouver de la motivation.
Mais attention : ce sentiment d’être « entendu » ne remplace pas une écoute humaine.
L’IA peut apaiser — elle ne résout pas les causes profondes du mal-être.
Et surtout, un risque majeur subsiste : la confidentialité.
Où vont nos données ? 🔒
C’est là que le bât blesse.
Dans bien des cas, les données saisies dans ces coachs IA — intégrés à Teams, Slack ou systèmes RH — peuvent être consultées par les administrateurs ou dirigeants.
Un rapport de Gartner (2023) souligne que de nombreuses entreprises sous-estiment le volume et la sensibilité des informations collectées : émotions, tendances, signaux faibles… tout est analysé.
Sans cadre clair, ces données peuvent être mal utilisées, voire exploitées dans des évaluations de performance.
Le risque juridique n’est pas anodin : aux États-Unis, la mauvaise gestion d’informations confidentielles peut enfreindre l’Americans with Disabilities Act (ADA) ou le Civil Rights Act.
Ce qu’en disent les pionniers 💬
Des entreprises comme Experian (avec Nadia, coach IA interne) ou Salesforce (avec Career Agent) ont testé le concept.
Résultat :
Succès d’usage… mais aussi méfiance des employés face à la collecte de données.
👉 Le secret ? La transparence.
Experian a rappelé que Nadia était un support, pas un substitut humain.
Salesforce, de son côté, a ajouté des fonctions de consentement et de contrôle des données : une démarche clé pour restaurer la confiance.
Et les managers dans tout ça ? 👥
Pas de panique : les IA ne vont pas remplacer les managers.
Mais elles mettent en lumière un point sensible : le déficit de confiance dans certaines organisations.
Si les collaborateurs préfèrent parler à une machine, c’est souvent parce qu’ils ne se sentent ni écoutés ni compris par leurs supérieurs.
L’enjeu pour les dirigeants ?
🟢 Garantir la confidentialité
🟢 Poser un cadre éthique
🟢 Et surtout, recréer un climat d’écoute réelle et bienveillante
Post LinkedIn of the week "Women First"
1 femme sur 8 sera touchée par le cancer du sein au cours de sa vie. ⬇️
Parmi les différents types de cancers, le cancer du sein reste la forme la plus fréquente et la plus meurtrière chez les femmes, y compris en France.
Cette maladie concerne près de 60.000 femmes chaque année en France, ce qui en fait le premier cancer chez la femme.
Détectés à un stade précoce, 9 cancers du sein sur 10 peuvent guérir.
Mais aujourd'hui, seule 1 femme sur 2 réalise un examen de dépistage.
Parce que le financement de la recherche est indispensable pour améliorer les prises en charge des patientes, faisons un don pour soutenir la recherche sur le cancer du sein !
Que sont les cancers du sein ? 🎀
Ce sont des tumeurs qui se situent au niveau du sein et qui sont formées de cellules malignes, lesquelles se multiplient jusqu’à détruire le sein.
Il arrive que certaines cellules cancéreuses se détachent de cette tumeur mammaire pour se disséminer dans l’organisme et former de nouvelles tumeurs ailleurs, appelées métastases.
Il existe de nombreuses formes de cancers du sein, et leurs évolutions sont différentes.
Les stratégies de traitement sont, autant que possible, adaptées à chaque forme de cancers du sein.
Quels sont les symptômes d'un cancer du sein ? 🎀
Il est essentiel de surveiller attentivement les modifications de votre poitrine, car plus le cancer du sein est détecté tôt et plus les chances de guérison sont importantes.
Ainsi, toute grosseur nouvelle, au sein ou à l’aisselle, découverte par autopalpation, toute modification de la forme ou de la taille de vos seins, tout écoulement par le mamelon ou encore tout changement notoire de l’aspect de la peau du sein ou de l’aréole doivent être signalés à votre médecin, car ils peuvent constituer les signes d’alerte du développement d’un cancer du sein.
Comment diagnostiquer un cancer du sein ? 🎀
👉 La palpation
👉 La mammographie
👉 L’échographie
👉 Une biopsie
Une grosseur au sein est-elle toujours cancéreuse ? 🎀
Heureusement, sur 5 grosseurs examinées, 4 sont bénignes.
Il est très important d’être bien suivie par un médecin généraliste ou un gynécologue et de faire des mammographies tous les 2 ans ou tous les ans selon l’évaluation du médecin ou du gynécologue.
Peut-on développer un cancer du sein à tout âge ? 🎀
2 cancers du sein sur 3 se développent chez les femmes de plus de 50 ans.
En revanche, cette maladie est rare chez les femmes de moins de 35 ans et reste exceptionnelle chez celles qui ont moins de 20 ans.
Pour ces femmes jeunes, il sera nécessaire de chercher un risque héréditaire.
Existe-t-il des facteurs qui augmentent les risques de cancer du sein ? 🎀
Certains facteurs peuvent accroître les risques de cancer du sein.
Sont des facteurs de risques avérés :
👉 L’âge
👉 Une puberté précoce couplée à une ménopause tardive
👉 Les prédispositions génétiques
👉 La consommation de tabac et/ou d’alcool (au-delà de six verres par semaine)
👉 L’obésité
Women First revient sur Instagram !
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