LA NEWS DE WOMEN FIRST #188
- il y a 1 jour
- 7 min de lecture

Le thème de la semaine
10% de femmes à la tête du SBF 120 et du CAC 40 : des progrès… mais le sommet reste étroit 📊
Les chiffres parlent d’eux-mêmes.
Sur les 240 postes de président ou directeur général des entreprises du SBF 120 et du CAC 40, 24 seulement sont occupés par des femmes.
Autrement dit : 1 dirigeant sur 10 est une dirigeante.
C’est mieux que l’an dernier; elles étaient moins de 8%, soit 20 postes; mais la progression reste lente, malgré une amélioration.
Une dynamique enclenchée dans les instances dirigeantes 📈
Bonne nouvelle toutefois : la féminisation progresse dans les comités exécutifs.
En un an, la part des femmes a augmenté de 2 points, atteignant :
👉 30% dans le SBF 120
👉 31% dans le CAC 40
Cette évolution est notamment liée à la loi Rixain, qui impose dès avril 2026 un quota de 30% de femmes dans les comex des entreprises de plus de 1.000 salariés.
La France se positionne désormais dans le peloton de tête européen, aux côtés de la Norvège, de la Finlande et du Royaume-Uni, seuls pays dépassant les 30% de féminisation dans les instances dirigeantes.
Mais le plafond de verre demeure 🚧
Si les femmes représentent près d’un tiers des membres des comex et codir, l’accès au tout premier poste reste rare.
Parmi les dirigeantes actuellement en fonction figurent notamment :
- Marie Cheval (Carmila)
- Stéphane Pallez (FDJ United)
- Véronique Bédague-Hamilius (Nexity)
- Sophie Zurquiyah (Viridien)
- Christel Bories (Eramet, par intérim)
- Valérie Baudson (Amundi)
- Sophie Boissard (Clariane)
- Catherine MacGregor (Engie)
- Christel Heydemann (Orange)
- Hinda Gharbi (Bureau Veritas)
Le phénomène n’est d’ailleurs pas propre à la France : à l’exception de la Norvège (16%), aucun pays étudié ne dépasse les 10% de femmes parmi ses dirigeants.
L’une des explications : les femmes occupent encore peu de postes à responsabilités opérationnelles, souvent considérés comme un passage obligé vers la direction générale.
En résumé :
La féminisation progresse, les comex évoluent, les quotas accélèrent la dynamique… mais le sommet des grandes entreprises reste largement masculin.
La marche suivante est désormais clairement identifiée !
La news de la semaine
Deuxième soirée 2026 du Women First Club ! ✨
Le Women First Club a vécu une soirée incitant à la réflexion aux côtés de Marie-Estelle Dupont, dans le cadre du cercle d'Aumale.
👉 Chaque membre du Women First Club a reçu un exemplaire de deux de ses livres, personnellement dédicacés par Marie-Estelle Dupont 📖
- Se libérer de son moi toxique (best seller)
- Être parents en temps de crise
Thèmes abordées lors de la conférence
La conciliation entre vie professionnelle et vie familiale a ouvert la discussion.
Comment conjuguer ambition et engagement familial sans sacrifier sa santé, son équilibre personnel ou son couple ?
Les intervenantes ont évoqué la fragilité de certains équilibres lorsque les dynamiques de pouvoir évoluent au sein du foyer, notamment lorsque les trajectoires féminines s’accélèrent.
Une question a particulièrement marqué les esprits : pourquoi les femmes puissantes suscitent-elles encore, parfois, de l’inconfort ou de la crainte ?
La conférence s’est ensuite penchée sur la santé mentale des femmes.
Pourquoi tant d’entre elles se sentent-elles seules, y compris lorsqu’elles réussissent ?
Le mode de vie contemporain, souvent rythmé par la performance, la compétition et l’isolement, peut accentuer ce sentiment.
Derrière les réussites visibles, la vulnérabilité reste bien réelle.
Enfin, la maternité a été abordée sans filtre.
Quel impact concret a-t-elle sur une carrière ?
Comment gérer la pression, la culpabilité et l’intensité des premières années ?
Le burn-out des jeunes mères a été évoqué comme un signal d’alerte, révélateur d’organisations professionnelles et familiales encore insuffisamment adaptées.
Une conférence engagée, humaine et lucide, qui a mis en lumière les tensions, mais aussi les leviers d’évolution possibles.
Et si vous rejoigniez les 330 membres du Women First Club ? ✨
Vous souhaitez :
🤝 Échanger avec des femmes dirigeantes inspirantes
🌐 Accéder à du contenu exclusif
📅 Participer à des événements premium
💫 Travailler votre personal branding pour franchir une nouvelle étape de carrière ?
Le Women First Club est fait pour vous !
Prenez du temps pour vous, élargissez votre réseau et connectez-vous à celles qui font bouger les lignes.
Le focus de la semaine
L’agilité émotionnelle : la compétence invisible des leaders efficaces 🧠
Chaque jour, nous prononçons en moyenne 6.000 mots.
Mais combien de pensées traversent notre esprit sans jamais être dites ?
Beaucoup.
Et la majorité ne sont pas des faits, mais des jugements teintés d’émotions, parfois utiles, parfois franchement paralysants.
Dans un monde professionnel où l’on attend des leaders qu’ils soient soit stoïques, soit enthousiastes, il est tentant de réprimer les pensées négatives.
Pourtant, d’un point de vue biologique, critique, doute et peur font partie du fonctionnement normal du cerveau.
Le problème n’est pas d’avoir ces émotions.
C’est de se laisser « hameçonner » par elles.
Le piège des pensées automatiques 🎯
Les leaders trébuchent non pas parce qu’ils ressentent de la colère, de la culpabilité ou de l’anxiété; c’est inévitable; mais parce qu’ils :
- Prennent leurs pensées pour des faits (“J’ai toujours été un raté”)
- Ou tentent de les supprimer à tout prix
Dans les deux cas, ils mobilisent une énergie mentale précieuse… au détriment de leur lucidité.
Les techniques classiques de “réparation” (affirmations positives, to-do lists, immersion dans le travail) peuvent soulager à court terme.
Mais quand les mêmes blocages durent 10 ans, 20 ans, voire depuis l’enfance, il devient évident que l’évitement ne fonctionne pas.
Des recherches, notamment celles de Daniel Wegner à Harvard, montrent même que tenter de ne pas penser à quelque chose; comme des “ours blancs”; ne fait que renforcer cette pensée.
Une méthode en 4 étapes 🔄
Inspirée de l’Acceptance and Commitment Therapy (ACT), cette approche aide à développer ce que l’on appelle l’agilité émotionnelle :
1️⃣ Reconnaître les schémas récurrents
Repérer les pensées rigides et répétitives, comme un disque rayé.
2️⃣ Nommer ses pensées et émotions
Transformer “Je suis un imposteur” en “J’ai l’impression d’être un imposteur”.
Mettre des mots crée de la distance.
3️⃣ Accepter au lieu de contrôler
Prendre dix inspirations profondes, observer ce qui se passe, sans jugement.
Le contraire du contrôle n’est pas la résignation, mais l’acceptation.
4️⃣ Agir selon ses valeurs
Se demander : cette action sert-elle mes objectifs à long terme ?
Est-elle alignée avec le leader que je veux être ?
Des cas concrets 💡
Cynthia, avocate travaillant 50 heures par semaine (contre 80 heures pour certains collègues), culpabilisait en permanence entre carrière et famille.
En clarifiant ses valeurs; justice et engagement familial; elle a cessé de se laisser guider par la culpabilité et a trouvé un équilibre plus serein.
Jeffrey, jeune cadre brillant, explosait régulièrement de colère.
En acceptant cette émotion comme un signal d’importance plutôt qu’une faiblesse, il a appris à formuler des demandes claires au lieu de s’emporter.
Sa colère est devenue une ressource, non un frein.
Un levier stratégique 🚀
Dans une économie complexe et mouvante, l’agilité émotionnelle n’est pas un “plus” : c’est un atout stratégique.
Des études, notamment celles du professeur Frank Bond (Université de Londres), montrent qu’elle permet de :
👉 Réduire le stress
👉 Diminuer les erreurs
👉 Stimuler l’innovation
👉 Améliorer la performance au travail
Les leaders efficaces ne répriment pas leurs émotions.
Ils ne s’y identifient pas non plus totalement.
Ils les observent, les comprennent, puis choisissent d’agir en cohérence avec leurs valeurs.
Développer cette compétence ne se fait pas en un jour.
Mais ceux qui y parviennent augmentent durablement leurs chances de réussite… et de sérénité.
Post LinkedIn of the week "Women First"
Il y a 88 ans, le 18 février 1938, la loi autorisait les femmes pour la première fois à s'inscrire à l'université sans l'autorisation de leur mari. ⬇️
Des changements depuis ?
Un tournant décisif pour l'éducation des femmes
Cette date marque un tournant significatif dans l'histoire de l'éducation et de l'émancipation des femmes : la loi qui autorise les femmes à s'inscrire à l'université sans nécessiter l'autorisation de leur mari.
Cette mesure symbolise un pas crucial vers l'égalité des sexes dans l'accès à l'éducation supérieure, brisant les barrières sociales et juridiques qui limitaient la participation des femmes à l'enseignement universitaire.
Une ascension remarquable dans l'enseignement supérieur
Depuis lors, les femmes ont parcouru un chemin remarquable dans le domaine de l'éducation.
Les statistiques contemporaines révèlent un paysage où les femmes surpassent les hommes en termes de réussite académique.
En effet, plus de la moitié des jeunes femmes, soit 55%, sont diplômées de l'enseignement supérieur, tandis que seulement 45% des jeunes hommes le sont.
Plusieurs facteurs contribuent à cette évolution.
Tout d'abord, l'ouverture progressive des institutions éducatives aux femmes a permis une plus grande participation féminine dans tous les domaines d'études, auparavant réservés aux hommes.
L'accès élargi à l'éducation a stimulé l'ambition et l'engagement des femmes dans la poursuite de diplômes universitaires.
De plus, les changements socio-économiques et culturels ont remodelé les aspirations et les attentes des femmes en matière d'éducation.
Les progrès vers l'égalité des sexes dans la société ont encouragé les femmes à envisager des carrières variées et ambitieuses, nécessitant souvent une formation supérieure.
Par ailleurs, l'éducation est devenue un levier crucial pour l'autonomisation des femmes, leur offrant non seulement des opportunités professionnelles mais également une voix accrue dans la société.
Les diplômes universitaires ouvrent des portes vers des postes de responsabilité, des carrières enrichissantes et une plus grande indépendance financière pour les femmes.
Des inégalités qui persistent
Cependant, malgré ces progrès, des disparités persistent encore dans certains domaines d'études et sur le plan professionnel.
Les femmes restent sous-représentées dans des disciplines telles que les sciences, la technologie, l'ingénierie et les mathématiques (STEM), ainsi que dans les postes de direction et les instances décisionnelles.
Women First revient sur Instagram !
.png)





Commentaires