LA NEWS DE WOMEN FIRST #196
- il y a 56 minutes
- 6 min de lecture

Le thème de la semaine
Elles n’ont jamais suivi la mode… et pourtant, elles l’ont dictée 👗
Frida Kahlo, Billie Holiday, Jackie Kennedy, Lady Di, Carolyn Bessette-Kennedy, Jane Birkin, Paloma Picasso, Anna Wintour, Vivienne Westwood, Kate Middleton...
Des pionnières à contre-courant ✨
Certaines figures ont imposé leur style bien avant que la notion même de tendance ne s’accélère.
Dans les années 1930, Frida Kahlo revendique une identité forte à travers des vêtements traditionnels mexicains, loin des standards occidentaux.
Une signature si marquante qu’elle inspirera les créateurs entre 1998 et 2020.
Dans les années 1940-1950, Billie Holiday fait de son élégance une forme d’expression et de résistance, avec des choix stylistiques audacieux pour son époque.
Redéfinir l’élégance… sans suivre les règles 👑
Dans des environnements très codifiés, certaines femmes ont réussi à transformer les contraintes en influence.
Dans les années 1960, Jackie Kennedy impose une élégance « preppy » devenue intemporelle.
Plus tard, Lady Diana bouscule les codes royaux avec des silhouettes devenues cultes.
À la fin des années 1990, Carolyn Bessette-Kennedy tranche avec l’exubérance ambiante grâce à un style épuré… qui deviendra une référence.
La simplicité comme signature 💡
Certaines icônes ont démontré que l’influence ne passe pas forcément par l’extravagance.
Jane Birkin impose une allure simple et naturelle, à l’origine d’un sac iconique créé en 1984 et d’un style toujours imité.
Paloma Picasso, muse dès 1971, continue d’inspirer les créateurs jusque dans les collections 2026-2027.
Et depuis 1988, Anna Wintour incarne une constance stylistique qui traverse les décennies.
Quand refuser les codes devient une révolution 🔥
Enfin, certaines ont fait de leur différence un véritable mouvement.
Dans les années 1970-1980, Vivienne Westwood révolutionne la mode avec l’esthétique punk, en rupture totale avec les normes établies.
Aujourd’hui encore, Kate Middleton prouve qu’il est possible d’influencer sans suivre les microtendances, grâce à une élégance maîtrisée et accessible.
La news de la semaine
Gaelle Mignot, première femme entraineure de rugby dans le Top 14. 🏉
C’est une nomination qui marque un tournant discret mais réel : Gaëlle Mignot a rejoint le staff du Montpellier Hérault Rugby depuis quelques semaines.
Une première dans l’histoire du Top 14… même si, en interne, le club préfère rester sobre et éviter tout effet d’annonce.
Une carrière internationale au plus haut niveau 🇫🇷
Née le 26 février 1987, Gaëlle Mignot débute le rugby à seulement 7 ans, avant de s’imposer comme une figure majeure du rugby français.
Talonneuse, elle compte 70 sélections avec le XV de France, dont elle devient capitaine entre le Tournoi des Six Nations 2014 et la Coupe du monde 2017.
Parmi les moments forts de sa carrière :
👉 Un Grand Chelem en 2014 (5 victoires en 5 matchs)
👉 Deux victoires dans le Tournoi des Six Nations (2014 et 2016)
👉 Deux podiums en Coupe du monde (3e en 2014 et 2017)
👉 Une nomination au titre de meilleure joueuse mondiale en 2015 et 2016
En club, elle remporte 5 titres de championne de France (2013, 2014, 2015, 2017, 2019).
Une reconversion naturelle vers le coaching 🔁
Après avoir mis fin à sa carrière de joueuse en 2021, elle s’oriente rapidement vers l’encadrement.
Dès 2020, elle entraîne au centre de formation du club, avant de franchir un cap en 2022 en devenant entraîneuse adjointe du XV de France féminin.
Quelques mois plus tard, elle prend la tête de la sélection avec David Ortiz, un rôle qu’elle occupe jusqu’en 2025, avec en ligne de mire la Coupe du monde.
Un retour stratégique… au cœur du projet montpelliérain 🚀
En 2025, elle revient au Montpellier Hérault Rugby dans un rôle transversal, avec une mission claire : accompagner les jeunes talents vers le haut niveau et faciliter leur intégration en équipe professionnelle.
Une trajectoire cohérente, qui s’inscrit dans la continuité de son engagement pour le développement du rugby, sur et en dehors du terrain.
Une pionnière 🎯
Gaëlle Mignot montre la voie à une nouvelle génération de femmes capables de prendre leur place dans des milieux très masculins.
Une nomination historique pour la société en général et le Top 14 de rugby en particulier… qui s’inscrit avant tout dans une logique de compétence et d’expérience.
Le focus de la semaine
Pourquoi les femmes décrochent-elles après leurs études ? 🚀
Des débuts prometteurs… puis un décrochage progressif 📊
Sur le papier, tout commence très bien.
Les femmes ont atteint la parité éducative il y a plus de 40 ans et, aujourd’hui, elles surpassent même les hommes dans les études : en 2021, elles représentaient 59% des diplômes de licence, 63% des masters et 57% des doctorats aux États-Unis.
Mais dès l’entrée dans la vie active, la dynamique s’inverse.
Elles ne représentent plus que 48% des salariés intégrant une entreprise.
Et au moment des premières promotions, l’écart se creuse déjà : pour 100 hommes promus managers, seules 81 femmes accèdent à ces postes.
Sur cinq ans, cela représente 1 million de femmes qui prennent du retard dès le début de leur carrière.
Et la suite confirme la tendance :
Les femmes ne sont plus que 37% des managers seniors et top managers, 34% des vice-présidents, et seulement 29% des vice-présidents seniors et cadres dirigeants.
Pour les femmes de couleur, la situation est encore plus marquée : elles ne représentent que 7% des cadres dirigeants.
Le facteur clé : le capital d’expérience 🎯
Comment expliquer un tel écart, alors même que les femmes démarrent avec un niveau de qualification équivalent, voire supérieur ?
La réponse tient en un élément central : le capital d’expérience.
Autrement dit, tout ce qui s’acquiert sur le terrain au fil des postes, des missions, des décisions et des responsabilités.
Une analyse de près de 86.000 profils professionnels montre que les femmes changent de poste et développent de nouvelles compétences aussi souvent que les hommes.
Mais une différence majeure apparaît : les hommes évoluent plus fréquemment vers des secteurs porteurs, tandis que les femmes se retrouvent davantage dans des trajectoires moins valorisées, parfois associées à des baisses de rémunération.
Résultat : elles accumulent moins de capital d’expérience reconnu… et donc moins d’opportunités de progression.
Construire… et faire reconnaître son expérience 💡
Le véritable enjeu n’est donc pas seulement d’acquérir des compétences, mais de s’assurer qu’elles soient visibles, reconnues et valorisées.
Le capital d’expérience se construit à travers les missions, les mobilités, l’observation des autres et les situations complexes rencontrées.
Mais sans reconnaissance, promotions, augmentations, nouvelles responsabilités, il ne produit pas ses effets.
Si des biais systémiques continuent de freiner cette dynamique, des leviers existent pour agir.
Et c’est tout l’enjeu : permettre aux femmes de transformer leur expérience en véritable accélérateur de carrière, au bénéfice non seulement des individus, mais aussi des organisations dans leur ensemble.
Post LinkedIn of the week "Women First"
Ce 21 avril, nous avons célébré le Droit de vote des femmes en France, ordonné il y a 82 ans, en 1944 ! ⬇️
Cette date symbolise un progrès significatif vers l'égalité des sexes dans la sphère politique, mettant fin à des décennies de lutte pour la reconnaissance des droits civiques des femmes.
Le premier suffrage des Femmes interviendra l'année suivante, lors des élections municipales de 1945.
Depuis cette avancée historique, les femmes françaises ont exercé leur droit de vote lors de nombreuses élections, contribuant ainsi de manière significative à façonner le paysage politique de la France.
Leur participation active aux processus démocratiques a renforcé la représentativité et la diversité au sein des institutions gouvernementales, donnant voix à une perspective longtemps sous-représentée dans les débats politiques.
Cette conquête du droit de vote a ouvert la voie à une participation politique plus égalitaire, favorisant l'émergence de leaders féminins dans tous les domaines politiques.
Des femmes de toutes origines, professions et convictions ont désormais la possibilité de se présenter aux élections, de briguer des mandats et de contribuer à la formulation des politiques publiques.
Selon un récent rapport du Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes (HCE), les femmes occupent 43% des postes ministériels en France, une progression par rapport aux années précédentes mais toujours en deçà de la parité.
Malgré ces progrès, des défis persistent encore pour garantir une représentation équilibrée des femmes dans la sphère politique.
Les femmes demeurent sous-représentées dans certaines instances décisionnelles, notamment au sein des plus hautes instances du gouvernement et des partis politiques.
Selon les données de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), la France se classe au 19e rang mondial en termes de représentation des femmes au Parlement, avec 𝟯𝟵,𝟱% de femmes à l'Assemblée nationale et 𝟰𝟬,𝟴% au Sénat.
Women First revient sur Instagram !
.png)

