LA NEWS DE WOMEN FIRST #191
- il y a 7 jours
- 6 min de lecture

Le thème de la semaine
Hollie Davidson : première femme à arbitrer dans le Top 14 🏉
Une annonce qui pourrait sembler anodine… mais qui marque un tournant.
Pour la première fois, une femme arbitrera un match de Top 14 : l’Écossaise Hollie Davidson sera au sifflet de la rencontre Clermont – Lyon lors de la 21e journée, le week-end du 18 avril.
Et ce n’est pas un coup d’essai : deux semaines plus tôt, elle arbitrera déjà un huitième de finale de Champions Cup entre Northampton et Castres.
Un parcours déjà jalonné de grandes premières 🚀
À seulement 33 ans, Hollie Davidson affiche déjà un parcours impressionnant.
Ancienne joueuse contrainte d’arrêter sa carrière sur blessure, elle devient en 2017 la première arbitre professionnelle en Écosse.
Puis, en 2022, elle officie sur un test-match masculin, au sein d’un quatuor 100% féminin.
Sacrée arbitre de l’année en 2025, elle s’impose progressivement comme une référence mondiale.
Des finales et des matchs au plus haut niveau 🌍
Fin 2022, elle arbitre la finale de la Coupe du monde féminine remportée 34-31 par la Nouvelle-Zélande face à l’Angleterre, un moment qu’elle décrit comme un véritable tournant.
Elle récidive ensuite lors de la finale du dernier Mondial féminin, cette fois entre l’Angleterre et le Canada, remportée par le XV de la Rose.
Le 23 mai 2025, elle entre encore dans l’histoire : première femme à arbitrer une finale européenne masculine, en Challenge Cup, entre Bath et Lyon (37-12).
Toujours plus haut dans l’histoire du rugby 📈
En février 2025, elle devient la première femme à diriger un match du Tournoi des Six Nations masculin, lors de la victoire de l’Irlande face à l’Italie (20-13).
Une nouvelle étape qui confirme une trajectoire hors norme… et ouvre déjà la question suivante : la verra-t-on arbitrer la Coupe du monde masculine 2027 en Australie ?
Faire tomber les barrières, une décision à la fois 💬
Si son parcours impressionne, Hollie Davidson rappelle que le chemin reste encore long.
Elle souligne avoir dû constamment prouver sa légitimité, notamment sur des critères comme la résistance physique ou la capacité à suivre le rythme.
Mais une fois ces preuves apportées, sa présence devient plus naturelle :
👉 « Petit à petit, on fait tomber ces barrières. »
La news de la semaine
Municipales 2026 : la parité progresse… mais le pouvoir reste encore masculin ⚖️
Bonne nouvelle : la réforme électorale de 2025 commence à produire ses effets.
Mais nuance importante : si les conseils municipaux se féminisent, les postes de pouvoir, eux, restent encore largement occupés par des hommes.
Un bond réel dans les conseils municipaux 📈
Dans les communes de moins de 1.000 habitants; soit près de 70% des communes françaises et 8,7 millions d’habitants; l’introduction de listes paritaires avec alternance stricte change la donne.
Résultat : les femmes occupent désormais 51,8% des sièges, contre 37,6% en 2020 ! Une progression nette, qui traduit l’impact direct de la règle.
Seule exception : les communes de moins de 500 habitants, où les hommes restent majoritaires à 52,6%, en partie à cause de règles plus souples permettant de constituer des listes incomplètes.
Mais une réalité qui persiste au sommet 👑
Derrière cette avancée, un constat plus nuancé : le pouvoir local reste encore très majoritairement masculin.
Seulement 23% des têtes de liste élues sont des femmes, soit 7.957.
Une progression lente, mais continue :
👉 14% en 2008
👉 16% en 2014
👉 20% en 2020
Le problème se joue dès le départ : les femmes représentent 52,2% de la population de plus de 20 ans, mais seulement 26,5 % des candidats au premier tour, 26,3% au second, et 22,8% des têtes de liste élues.
Autrement dit, plus on avance dans le processus électoral, plus leur présence diminue.
Des écarts politiques et territoriaux marqués 🗳️
La représentation féminine varie aussi selon les sensibilités politiques :
➡️ 22,3% à gauche
➡️ 18,9% à droite
➡️ 18,3% au centre
➡️ 15,9% à l’extrême droite
Et certaines formations vont encore plus loin dans le déséquilibre : aucune femme en tête de liste élue à La France insoumise.
Côté territoires, la situation reste contrastée.
Les départements les plus avancés incluent l’Ardèche, le Loiret, les Deux-Sèvres, les Yvelines et Paris.
À l’inverse, des zones restent en fort retrait :
👉 10% en Haute-Corse
👉 6% à Mayotte
👉 9% en Guadeloupe
Un rappel que la parité reste aussi une question de dynamiques locales.
Un recul inattendu pour les femmes des maires dans les grandes villes 🏙️
Fait marquant de 2026 : la présence féminine recule dans certaines grandes communes.
Dans les villes de 50.000 à 100.000 habitants, elle passe de 24% à 14%.
Dans celles de plus de 100.000 habitants, de 24% à 19%.
Ce recul s’explique notamment par plusieurs changements à la tête de grandes municipalités.
A Paris, Anne Hidalgo ne s’est pas représentée, laissant la place à Emmanuel Grégoire (Parti socialiste), qui l’a remporté face à deux candidates, Rachida Dati (Les Républicains) et Sophia Chikirou (LFI).
En résumé 🧭
La réforme fonctionne : elle permet d’atteindre une quasi-parité dans les conseils municipaux.
Mais sans obligation sur les têtes de liste, l’accès réel au pouvoir reste encore inégal.
👉 La parité progresse… mais elle ne se décrète pas uniquement par les règles.
Le focus de la semaine
"Oui, je sais" : un stand-up lucide, cathartique et furieusement humain ⬇️
Dès le 16 septembre 2025 et jusqu’au 30 décembre, Olivia Moore est sur scène :
📍 Les mardis et mercredis à 19h
📆 Le Contrescarpe - 5 Rue Blainville, 75005 Paris
Un spectacle écrit pour celles et ceux qui ont déjà pleuré au rayon yaourt.
Ou derrière un camion poubelle.
Parce qu’un jour, tout déborde : les injonctions, la charge mentale, les fantômes familiaux, les attentes absurdes.
"Oui, je sais" est un stand-up frontal, introspectif, absurde et toujours profondément humain.
Olivia Moore s’adresse aux lucides fatigués, aux sensibles surmenés, aux cyniques au cœur tendre. Elle parle de psy, de désillusion, de parents, de cerveau, de yoga, d’injonctions
paradoxales… Bref, de tout ce qui fait que vivre pleinement demande parfois une énergie considérable.
On rit, beaucoup.
On se reconnaît, souvent.
Et surtout, on se sent moins seul.
Dans ce cadre, les membres du Women First Club auront la possibilité de se voir offrir des places pour assister au spectacle et partager ensemble ce moment à la fois drôle, percutant et libérateur.
Olivia Moore : l'humour chic et choc 🎤
Autrice et interprète, Olivia Moore s’est imposée avec des spectacles remarqués comme Mère Indigne et Égoïste.
La presse salue son style singulier : Télérama TT parle d’« une humoriste au talent chic et choc », et Télérama TTT souligne son interprétation « désabusée et sarcastique (…) aussi réjouissante que cathartique », une véritable ode à l’estime de soi.
Avec Oui, je sais, elle poursuit son exploration des contradictions humaines, avec une écriture affûtée, une lucidité assumée et une puissance comique rare.
Post LinkedIn of the week "Women First"
Il y a 20 ans, le 23 mars 2006, la loi sur l’égalité salariale entre les femmes et les hommes était adoptée. ⬇️
Son ambition ?
Supprimer les écarts de rémunération dans un délai de cinq ans grâce à des négociations dans les branches professionnelles et les entreprises, sur la base d’un diagnostic précis.
Une avancée importante, bien que les inégalités persistent encore aujourd’hui.
Un cadre législatif renforcé ⚖️
La loi de 2006 ne se limite pas à la question des salaires.
Elle introduit plusieurs mesures essentielles pour favoriser l’égalité professionnelle :
✔ Renforcement des droits des femmes en congé maternité, notamment en matière de salaires, de congés et de protection contre les discriminations
✔ Représentation plus équilibrée des femmes et des hommes dans les conseils d’administration des entreprises publiques
✔ Accès amélioré des jeunes filles et des femmes à l’apprentissage et à la formation professionnelle initiale et continue
Ces avancées ont posé les bases des réformes suivantes, mais les inégalités salariales restent une réalité préoccupante.
Où en sommes-nous aujourd'hui ? 📊
En 2025, dans le secteur privé en France, le revenu salarial moyen des femmes reste inférieur de 22% à celui des hommes.
Cet écart global s’explique en partie par un volume de travail moindre, les femmes étant plus souvent en temps partiel ou occupant des emplois moins stables.
Toutefois, même à temps de travail équivalent, une différence de 14% persiste, traduisant des inégalités qui ne relèvent plus uniquement du volume d’activité.
À poste identique, l’écart se réduit mais demeure à 4%, révélant un noyau d’inégalités résiduelles difficilement explicable par les seuls facteurs objectifs.
Au total, cela représente un manque à gagner annuel moyen de 6.090 € pour les femmes dans le secteur privé.
En synthèse
→ 22% : écart de revenu entre les femmes et les hommes
→ 14% : écart de revenu F/H à temps de travail équivalent
→ 4% : écart de revenu F/H à poste identique
Women First revient sur Instagram !
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