LA NEWS DE WOMEN FIRST #199
- il y a 5 jours
- 6 min de lecture

Le thème de la semaine
Ménopause : et si tout commençait dans le cerveau ? 🧠
Longtemps réduite à une histoire d’hormones, la ménopause est aussi un grand moment de transformation cérébrale.
Les travaux de la neuroscientifique Lisa Mosconi montrent que fatigue, bouffées de chaleur, troubles du sommeil, humeur ou brouillard mental ne sont pas “dans la tête” au sens psychologique du terme… mais bien pilotés par le cerveau.
Un cerveau féminin encore trop peu étudié 🔬
Lisa Mosconi dénonce ce qu’elle appelle la “médecine Bikini” : une approche qui a longtemps réduit la santé des femmes aux seules parties reproductives du corps.
Résultat :
Le cerveau féminin, notamment pendant la ménopause, a été très peu étudié.
Pourtant, les différences sont majeures.
Les femmes sont :
👉 2 fois plus susceptibles que les hommes de recevoir un diagnostic d’anxiété ou de dépression
👉 2 fois plus susceptibles de développer la maladie d’Alzheimer
👉 3 fois plus susceptibles de développer une maladie auto-immune
👉 4 fois plus susceptibles de souffrir de maux de tête ou de migraines
Avant la ménopause, la prévalence de plusieurs troubles cérébraux est globalement comparable entre femmes et hommes.
Après, elle double chez les femmes.
À partir de la cinquantaine, une femme aurait même 2 fois plus de risques de développer anxiété, dépression ou démence que de développer un cancer du sein.
Une chute d’énergie cérébrale… mais pas définitive ⚡
Grâce à des scanners cérébraux, Lisa Mosconi observe que l’énergie du cerveau peut chuter après la ménopause, parfois jusqu’à 30%.
Cette baisse peut expliquer une partie des symptômes : fatigue, troubles de l’humeur, stress, sommeil perturbé, variations de température ou difficultés cognitives.
La bonne nouvelle ?
Le cerveau ne s’effondre pas : il se réorganise.
Lisa Mosconi compare cette période à un véhicule qui change d’énergie : il fonctionnait avec un carburant hormonal stable, puis doit apprendre à s’adapter autrement.
Le brouillard cérébral : fréquent, mais souvent temporaire 🌫️
Le fameux “brouillard cérébral” touche environ 60% des femmes en périménopause et postménopause.
Concentration difficile, mémoire moins fluide, sensation de fonctionner au ralenti… le phénomène est réel, mais il ne signifie pas forcément une perte durable des capacités intellectuelles.
Une étude menée auprès de 3.300 femmes âgées de 42 à 52 ans montre que les performances cognitives peuvent baisser au moment de la transition ménopausique, puis remonter quelques années plus tard, une fois la postménopause installée.
Bouger, manger mieux, consulter : les bons réflexes 🏃♀️
L’activité physique apparaît comme un levier important, notamment pendant la périménopause.
Une pratique modérée, associée à du renforcement musculaire 3 à 5 fois par semaine, peut aider à réduire les bouffées de chaleur, améliorer l’humeur, soutenir le sommeil et préserver les capacités cognitives.
Côté alimentation, le régime méditerranéen est aussi mis en avant pour ses effets protecteurs sur le cerveau, le cœur et le métabolisme.
Une étude menée sur 6.000 femmes a même montré des effets bénéfiques sur la diminution des bouffées de chaleur.
Le traitement hormonal mieux réévalué 💊
Autre point important : le traitement hormonal de la ménopause a longtemps été décrié après une grande étude publiée en 2002, dont les interprétations ont fortement marqué les esprits pendant plus de 20 ans.
Le 10 novembre dernier, les autorités sanitaires américaines ont reconnu que cette étude avait été mal interprétée.
Une évolution importante, car le traitement hormonal peut avoir des effets positifs sur les os, le cœur, les articulations et le cerveau, lorsqu’il est adapté au profil de chaque femme.
La news de la semaine
Élise Prodhomme devient la première femme entraîneure principale dans le basket professionnel masculin français. 🏀
Et si la prochaine grande avancée du basket français venait du banc ?
À 36 ans, Élise Prodhomme va devenir la première femme entraîneuse principale dans le basket professionnel masculin, en prenant la tête de Vichy en Élite 2 la saison prochaine.
Une pionnière, mais surtout une coach 🚀
Depuis 5 ans, Élise Prodhomme construit sa trajectoire dans le secteur masculin, notamment avec les espoirs garçons de Dijon et l’équipe de France U18 masculine, qu’elle a menée en finale de l’Euro l’an dernier.
Sa nomination rappelle un précédent très bref : le 21 décembre 1991, Agnès Fauchard avait remplacé Alain Weisz le temps d’un match en N1B, avec une victoire 104-88 contre Caen.
Mais cette fois, l’histoire s’inscrit dans la durée.
Pour Élise Prodhomme, cette étape n’est pas un aboutissement.
Son ambition est claire : devenir la première femme coach en Betclic Élite.
Précisons que Corinne Diacre avait été la première femme entraîneure d'une équipe sportive professionnelle en entraînant Clermont Foot en Ligue 2.
La compétence avant le symbole 🎯
Élise Prodhomme ne cherche pas à devenir un étendard.
Elle veut d’abord être reconnue pour ses compétences de coach.
Elle le sait : la question du genre reviendra souvent.
Mais son objectif est justement qu’elle revienne de moins en moins.
Son parcours n’a pas été sans étonnements.
Lorsqu’elle est arrivée comme assistante en équipe de France U18 masculine, on lui a d’abord demandé si elle était médecin ou kiné.
Personne n’avait imaginé qu’elle pouvait être coach.
Même chose à Dijon, lors de sa première saison avec les espoirs garçons : son arrivée a suscité des interrogations.
Mais elle s’y était préparée.
Une trajectoire bâtie sur le challenge 🧠
Ancienne joueuse, Élise Prodhomme a décidé en septembre 2020 que ce serait sa dernière saison sur le terrain, pour préparer sa carrière d’entraîneuse.
Pourtant, tout avait commencé presque par hasard.
En 2010, à seulement 21 ans, alors qu’elle jouait à Angers et faisait des études de comptabilité, on lui propose d’être assistante.
À la fin du premier entraînement, elle sait que ce sera son métier.
Depuis, elle avance avec une ligne claire : former, développer, transmettre et construire un collectif solide.
À Vichy, elle rejoint un projet centré sur la progression de jeunes joueurs entourés par de l’expérience.
Le focus de la semaine
« 300.000 ans »
Un spectacle aussi drôle qu’intelligent (et délicieusement irrévérencieux) ! ⬇️
Jusqu'au 18 décembre 2026, Manon Bril est sur scène au Théâtre de la Madeleine avec 300.000 ans, un spectacle de stand-up historique aussi instructif que jubilatoire.
📍 Les jeudis et vendredis
📆 Théâtre de la Madeleine - 19 Rue de Surène, 75008 Paris
Docteure en histoire, Manon Bril fait de la vulgarisation historique sur internet depuis 2015.
Aujourd’hui, elle passe de l’écran à la scène pour démontrer, avec un humour ravageur, que rien n’a “toujours été comme ça”.
Pendant une heure, elle déroule le parcours de l’humanité avec un regard aussi affûté qu’hilarant.
Elle démonte nos certitudes, bouscule nos idées reçues et rappelle, faits historiques à l’appui, que l’histoire humaine est souvent absurde, parfois brillante, et surtout profondément incohérente.
Un spectacle qui fait rire tout en donnant matière à réfléchir, beaucoup.
Dans ce cadre, les membres du Women First Club auront la possibilité de se voir offrir des places pour assister au spectacle et partager ensemble ce moment aussi drôle qu’intelligent.
Manon Bril : l'art de faire rire avec l'histoire 🎤
Docteure en histoire, Manon Bril s’est imposée comme l’une des voix les plus singulières de la vulgarisation historique en France.
Depuis 2015, elle décrypte l’histoire sur internet avec pédagogie, humour et un sens aigu de la formule.
Sur scène, elle conserve cette même exigence intellectuelle, tout en y ajoutant une liberté de ton assumée et une vraie puissance comique.
Avec 300 000 ans, elle prouve que l’histoire peut être drôle, dérangeante, passionnante… et furieusement actuelle.
Post LinkedIn of the week "Women First"
Qui est Christina Koch, la première femme de l’histoire à participer à une mission lunaire ? ⬇️
Une nouvelle ère pour l'exploration spatiale
Avec la mission Artemis II, Christina Koch est entrée dans l’Histoire.
À 47 ans, elle est devenue la première femme à voyager vers la Lune, plus de 50 ans après la dernière mission habitée, Apollo 17.
Jusqu’ici, les 24 astronautes ayant effectué ce voyage mythique étaient exclusivement des hommes.
Cette mission a marqué donc un tournant majeur : celui d’une exploration spatiale enfin plus représentative, où les femmes prennent toute leur place dans les grandes avancées scientifiques et technologiques.
Une exploratrice hors norme
Avant même cette mission, Christina Koch s’était déjà imposée comme une pionnière.
Elle détient le record du plus long séjour spatial féminin avec 328 jours passés à bord de la International Space Station.
Ingénieure en génie électrique, elle a travaillé dans des environnements extrêmes : Antarctique, Groenland, Alaska, Samoa…
Son parcours est marqué par une constante : sortir de sa zone de confort.
Sa devise ? « Fais ce qui te fait peur ».
Une philosophie qui l’a menée des laboratoires de la NASA jusqu’aux confins de l’espace.
Une mission historique...et symbolique
À bord du vaisseau Orion, Christina Koch a joué un rôle clé : suivi des trajectoires, surveillance des systèmes, gestion des anomalies.
Mais au-delà de la technique, sa présence a porté un message puissant.
Celui d’une génération qui a redéfini les modèles, ouvert des voies nouvelles et inspiré des millions de jeunes femmes à viser plus haut.
Car cette mission n’a pas seulement été un exploit scientifique.
Elle a été une avancée culturelle.
Une preuve que même les territoires les plus inaccessibles - comme la Lune - ne devaient plus être réservés à une moitié de l’humanité. 🌕
Women First revient sur Instagram !
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