LA NEWS DE WOMEN FIRST #192
- il y a 2 jours
- 6 min de lecture

Le thème de la semaine
Le management perd en attractivité… mais pas chez les femmes. 📩
Depuis plusieurs années, le management est présenté comme un levier naturel d’évolution de carrière.
Plus de responsabilités, plus d’autonomie, une meilleure rémunération.
Et pourtant, une tendance de fond s’installe.
👉 De moins en moins de cadres souhaitent devenir managers.
Selon l’étude de l'APEC, la part de cadres non-managers aspirant à des responsabilités hiérarchiques est passée de 42% en 2022 à 34% en 2025, soit une baisse de 8 points.
Une baisse nette, qui touche toutes les générations et particulièrement les plus jeunes.
Un désintérêt… surtout chez les hommes 📊
Dans ce recul global, un point clé :
👉 Les hommes décrochent davantage (-10 points) que les femmes (-5 points)
Résultat :
Aujourd’hui, femmes et hommes ont le même niveau d’intérêt pour le management
Autrement dit, dans un modèle qui attire moins, les femmes restent présentes.
Un rôle devenu plus complexe ⚙️
Si le management séduit moins, ce n’est pas un manque d’ambition.
C’est le rôle qui a changé.
Aujourd’hui, un manager doit :
- Piloter la performance
- Accompagner les transformations
- Gérer des équipes plus diverses
- Maintenir la cohésion à distance
- Veiller au bien-être
👉 80% des cadres constatent cette évolution.
Une pression de plus en plus forte 🧠
Le poste s’est enrichi… mais aussi alourdi :
➡️ 31% des managers travaillent plus de 50h par semaine (vs 11% des non-managers)
➡️ 51% travaillent régulièrement sous pression
➡️ 76% pensent encore au travail en dehors des horaires
Le management rime aujourd’hui avec charge mentale élevée.
Un enjeu clé pour les femmes 👩
Et pourtant, malgré ce contexte :
👉 Les femmes ne se détournent pas davantage du management
Alors même que ce rôle reste :
➡️ Une étape clé de carrière
➡️ Un passage vers les postes de direction
La vraie question 🔍
Le sujet n’est peut-être pas l’envie.
👉 Mais le modèle proposé.
Un modèle encore basé sur :
- Le surinvestissement
- La disponibilité permanente
- Une forte intensité
La news de la semaine
Divorce : et si tout se jouait… bien avant la séparation ? 💼
« Chacun garde ce qui est à son nom » : en pratique, cette phrase ne tient pas longtemps face à la réalité juridique.
Au moment d’un divorce, ce n’est pas l’improvisation qui décide… mais le régime matrimonial, souvent choisi (ou subi) des années plus tôt.
Le point de départ : le régime matrimonial ⚖️
En France, 4 grands régimes structurent le partage :
- Communauté réduite aux acquêts (régime légal) : tout ce qui est acquis pendant le mariage est commun
- Séparation de biens : chacun possède ce qui est à son nom
- Participation aux acquêts
- Communauté universelle
Résultat :
Au moment du divorce, tout est déjà en grande partie écrit.
Impossible de réécrire les règles à la dernière minute.
Le piège de la non-anticipation (surtout pour les entrepreneurs) 📉
Pour un.e entrepreneur.e, les enjeux sont majeurs :
👉 L’entreprise peut entrer dans les biens à partager
👉 Les dettes professionnelles peuvent impacter le conjoint
👉 Et surtout… Il peut être nécessaire de racheter la part de son ex (la fameuse soulte)
Sans anticipation, cela peut entraîner :
→ Endettement
→ Cession partielle
→ Voire vente de l’entreprise
Autre erreur fréquente : ne pas tracer ses apports personnels (héritage, donation…).
Sans preuve, impossible de les récupérer lors du divorce.
Séparation de biens : une protection… pas si simple ⚠️
Sur le papier, ce régime rassure.
Mais en réalité :
👉 Il faut être capable de justifier qui a payé quoi pendant des années
👉 Les dépenses du quotidien (logement, enfants, courses…) sont considérées comme des charges du mariage
Conséquence :
Même si vous avez payé davantage, vous ne pourrez pas toujours réclamer de compensation.
Cas concret :
- Achat immobilier à 50/50
- Mais un seul conjoint rembourse la majorité
Au divorce : chacun garde 50%, sans compensation
Et pendant ce temps…
Les dépenses du quotidien (“pots de yaourt”), souvent assumées par les femmes, ne créent aucun patrimoine.
L’information : votre meilleure arme 📂
Dans de nombreux cas, un conjoint (souvent la femme) est éloigné de la gestion financière.
Or, au moment du divorce, tout repose sur :
➡️ Les revenus
➡️ Les biens
➡️ Les flux financiers
À réunir absolument :
- Déclarations fiscales
- Titres de propriété
- Contrat de mariage
- Actes patrimoniaux
Plus vous anticipez, moins l’autre peut “réécrire l’histoire”.
Attention aux stratégies d’appauvrissement 🧠
Dans certains cas, un conjoint peut organiser son insolvabilité :
→ Baisse artificielle de revenus
→ Non-versement de dividendes
→ Transferts d’actifs
Objectif :
Réduire la prestation compensatoire ou la part à partager.
👉 D’où l’importance d’agir tôt et de comparer la situation financière avant et pendant la procédure.
Le focus de la semaine
Secret(s) Médical : une comédie féroce entre éthique et amitié ⬇️
Pour la toute première fois au théâtre, Michel Cymes monte sur les planches dans une pièce inédite qui lève le voile sur les coulisses; parfois sombres; du milieu médical.
📆 Actuellement et jusqu’au 2 mai 2026
📍 Théâtre Saint-Georges, 51 Rue Saint-Georges, 75009 Paris
L’histoire ?
Quatre amis, anciens de la fac de médecine, se retrouvent pour leur traditionnel dîner chez André.
Mais la soirée bascule lorsque le psy du groupe lâche une bombe : l'un de ses patients, un politicien très controversé et candidat à la Présidentielle, cache un secret d'État.
Dès lors, l’amitié se fissure et les compromis s’entrechoquent.
Faut-il briser le secret professionnel pour le bien commun ?
Entre révélations fracassantes, dilemmes moraux et répliques cinglantes, la pièce interroge nos limites : jusqu'où peut-on aller par conviction ?
Les secrets les mieux gardés sont-ils ceux qui nous protègent ou ceux qui nous détruisent ?
Attendez-vous à un dîner explosif où l'unité du groupe vole en éclats face au choc des ego et des idéaux.
Dans ce cadre, les membres du Women First Club auront la possibilité de se voir offrir des places pour assister à cette création exceptionnelle et partager ensemble ce moment de théâtre engagé et percutant.
Michel Cymes : une première inédite sur scène 🎭
Accompagné d'une distribution de haut vol et sous la direction de Philippe Lelièvre, Michel Cymes livre une performance féroce, loin de son image habituelle, pour questionner notre époque.
- Avec : Michel Cymes, Philippe Dusseau, Jean Pierre Malignon, Clémence Thioly et Philippe Vieux.
- Mise en scène : Philippe Lelièvre.
- Auteurs : Michel Cymes, Christophe Brun, Patrice Romedenne et Nicolas Lumbreras.
Une production Ki M’aime Me Suive, Red Velvet et le Théâtre Saint-Georges qui prouve que, même en médecine, la vérité est parfois le remède le plus difficile à administrer.
Post LinkedIn of the week "Women First"
Le 25 mars 1924, il y a 102 ans, une loi rendait identiques les études secondaires et le baccalauréat pour les filles et les garçons. ⬇️
Ce fut une avancée majeure pour l’égalité des sexes dans l’éducation.
Jusqu’alors, les filles suivaient un programme distinct, souvent orienté vers des matières jugées plus "féminines" et moins propices aux carrières scientifiques ou universitaires.
Elles accédaient alors aux mêmes enseignements et aux mêmes examens que les garçons, ouvrant la voie à une véritable égalité dans l’accès aux études supérieures et aux carrières intellectuelles.
Une réforme qui mettait fin aux inégalités scolaires🎓
Avant cette réforme, l’éducation des filles était conçue dans un cadre restreint :
✔ L’accent était mis sur des disciplines « adaptées » aux rôles traditionnels féminins
✔ Les opportunités d’études supérieures étaient plus limitées
✔ Le programme scolaire féminin était différent et souvent moins exigeant
Avec cette uniformisation des cursus, les filles pouvaient alors prétendre aux mêmes filières universitaires que les garçons.
Une avancée essentielle pour la reconnaissance de leur place dans le monde du savoir et du travail.
Un tournant vers l'égalité...mais un chemin encore long 📊
Si cette réforme a marqué un tournant décisif, les inégalités de genre dans l’éducation et le monde professionnel ont mis du temps à reculer.
Aujourd’hui encore, certaines filières restent fortement genrées :
👉 Les femmes sont majoritaires dans les études littéraires, médicales ou sociales
👉 Elles sont encore minoritaires dans les sciences, les mathématiques et les hautes fonctions académiques
Women First revient sur Instagram !
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