LA NEWS DE WOMEN FIRST #202
- il y a 3 jours
- 7 min de lecture

Le thème de la semaine
[MANAGEMENT]
Manager aujourd’hui, c’est parfois avoir l’impression de résoudre un Rubik’s Cube… qui change de couleur en permanence.
Et si les paradoxes devenaient les meilleurs alliés des managers ? 🧩
Dans un monde où les crises s’enchaînent ; sanitaire, géopolitique, climatique ; les entreprises doivent apprendre à faire cohabiter des injonctions parfois franchement contradictoires.
Être agile, mais rester excellent.
Innover, mais standardiser.
Rassurer à court terme, mais préparer l’avenir.
Réduire les coûts, mais renforcer l’impact.
Dilemme ou paradoxe : la nuance change tout ⚖️
Face à ces tensions, le premier réflexe consiste souvent à vouloir choisir un camp. Pourtant, tout ne relève pas du dilemme.
Un dilemme oblige à trancher.
Un paradoxe, lui, demande à faire vivre ensemble deux forces opposées mais interdépendantes.
L’enjeu n’est donc pas de choisir entre performance et bienveillance, court terme et long terme, contrôle et agilité.
Le vrai défi consiste à orchestrer ces tensions sans sacrifier l’un des deux pôles.
Et c’est précisément là que le management devient un art.
Les Achats, laboratoire grandeur nature de la complexité 🛒
La fonction Achats illustre parfaitement cette nouvelle réalité.
Située à l’interface entre l’interne et l’externe, elle doit réconcilier des objectifs qui semblent parfois incompatibles.
Une étude a identifié 100 paradoxes distincts au sein de cette seule fonction.
Ces paradoxes se répartissent autour de 4 grandes dimensions :
👉 L’apprentissage, entre acquisition de nouvelles connaissances externes et exploitation des savoirs internes
👉 L’appartenance, entre cohésion des équipes et intégration de la diversité
👉 Les processus, entre stabilité, contrôle, agilité et adaptation
👉 La performance, entre rentabilité immédiate, durabilité, indicateurs financiers et impact sociétal
Dans les Achats, ces tensions sont particulièrement visibles.
Un quart des paradoxes concerne la collaboration, tandis que l’innovation et la responsabilité sociale représentent chacune un dixième des tensions identifiées.
Le vrai angle mort : les tensions internes 🔍
On imagine souvent les Achats tournés vers l’extérieur, les fournisseurs, les négociations, les marchés.
Mais l’étude montre que près de 40% des paradoxes identifiés sont en réalité strictement internes à l’organisation.
Exemple très concret : demander aux acheteurs de créer rapidement de la valeur financière, tout en leur demandant de bâtir des relations durables, collaboratives et innovantes avec les partenaires.
Autre contradiction fréquente : réduire les coûts directs, parfois au risque de faire exploser les coûts indirects.
Les 60% restants se manifestent dans les relations entre organisations.
Là encore, les incohérences sont nombreuses : certaines entreprises affichent une volonté de cocréation avec leurs partenaires, mais se contentent parfois d’absorber leur savoir sans réelle collaboration.
Le leadership paradoxal : nouvelle compétence clé 🧠
Le management de demain ne consistera pas à supprimer les contradictions.
Il consistera à apprendre à les traverser.
Cela demande de nouvelles compétences : intelligence émotionnelle, bienveillance, capacité à gérer les conflits, résilience, adaptabilité.
Les fameuses soft skills ne sont donc plus un supplément sympathique.
Elles deviennent un véritable levier de performance.
Car plus les organisations deviennent complexes, plus les dirigeants doivent savoir maintenir le cap dans l’incertitude, sans épuiser les équipes.
Ce qu’il faut retenir ✨
Le futur du leadership ne repose plus sur la capacité à choisir entre deux options simples.
Il repose sur la capacité à faire coexister des exigences opposées.
Efficacité et bienveillance.
Compétition et collaboration.
Court terme et long terme.
Performance financière et impact durable.
Autrement dit : les paradoxes ne sont pas seulement des problèmes à gérer.
Bien utilisés, ils peuvent devenir de puissants leviers d’innovation, de transformation et de performance durable.
La news de la semaine
Une femme à la tête de la communication du Vatican !
Une nomination qui change de ton ⛪
Le pape Léon XIV vient de signer l’une de ses nominations les plus audacieuses depuis son élection.
Le 2 juin, il a choisi Maria Montserrat Alvarado, surnommée « Montse », pour diriger la communication du Vatican à partir du 1er novembre.
Mexicaine naturalisée américaine, âgée de 39 ans, elle parle espagnol, anglais et français.
Elle succédera à Paolo Ruffini, un laïc italien de 70 ans.
Une nomination particulièrement symbolique : elle devient la première femme laïque nommée au Vatican à un poste de niveau ministériel.
Un poste stratégique au cœur du Saint-Siège 📣
La communication du Vatican n’est pas un petit service.
Avec 550 salariés, c’est le plus gros employeur du Saint-Siège et son premier poste budgétaire.
Créé en 2015, ce dicastère rassemble plusieurs entités historiques et numériques du Vatican.
Ses contenus sont aujourd’hui diffusés dans près de 40 langues.
Autrement dit, Maria Montserrat Alvarado ne prend pas simplement la tête d’un service de communication : elle arrive aux commandes d’un outil majeur d’influence, de rayonnement et de transformation.
Une nomination aussi politique que managériale 🔁
Si cette nomination fait parler, c’est aussi parce que son parcours tranche avec les habitudes romaines.
Elle vient d’un grand média catholique américain fondé en 1981, qui affirme toucher 400 millions de foyers dans près de 160 pays.
Ce média avait été très critique à l’égard du pape François, notamment en 2021.
Mais depuis son arrivée en 2023, Maria Montserrat Alvarado aurait contribué à rétablir des liens plus apaisés avec le Vatican.
Le choix de Léon XIV semble donc répondre à plusieurs objectifs : moderniser la communication, réduire les coûts, sortir d’un management très italien et apporter un profil plus international, plus gestionnaire et plus politique.
Ce que cette nomination raconte 💡
Cette décision dit beaucoup de la nouvelle ligne du Vatican.
Nommer une femme, laïque, mexicaine-américaine, polyglotte, à la tête du plus gros service du Saint-Siège, c’est envoyer un signal fort.
Le message n’est pas seulement symbolique.
Il est aussi opérationnel.
Maria Montserrat Alvarado arrive dans un secteur où il faudra piloter une organisation de 550 personnes, gérer des équilibres internes sensibles, moderniser les formats et répondre à des enjeux budgétaires importants.
Une nomination qui montre une chose : même dans les institutions les plus anciennes, les lignes peuvent bouger.
Et parfois, elles bougent par la communication.
Le focus de la semaine
Alexia Barrier et ses 7 équipières entrent officiellement dans l’histoire de la voile ⛵
Un exploit désormais officiellement homologué : elles deviennent l’équipage féminin le plus rapide autour du monde.
Le 26 janvier 2026, au large d’Ouessant, Alexia Barrier et ses 7 équipières ont bouclé leur tour du monde en 57 jours, 21 heures et 20 minutes.
Un record féminin autour du monde 🌍
Parties le 29 novembre 2025, les 8 navigatrices ont parcouru 21.600 milles nautiques vers l’Est, à une vitesse moyenne de 15,55 nœuds.
À bord de leur maxi-trimaran, elles savaient qu’elles n’avaient qu’une fenêtre de tir.
Et surtout, qu’elles seraient observées de très près.
Dès les premiers jours, l’équipage doit gérer une avarie dans l’Atlantique.
Puis viennent les mers du Sud, le cap Leeuwin passé à Noël, le Pacifique, le cap Horn, et enfin un Atlantique coriace jusqu’au bout.
Même avec un bateau endommagé et une grand-voile déchirée dans les derniers jours, elles gardent le cap.
Et le sourire.
Un exploit sportif, mais aussi collectif 💪
Alexia Barrier parle d’une “chance d’une vie” : tenter ce record toutes ensemble.
Ce qui ressort de cette aventure, ce n’est pas seulement la performance chronométrique.
C’est aussi la force du collectif.
Dans les moments les plus difficiles, les navigatrices chantent sur le pont, rient, tiennent bon, et avancent.
Elles coupent finalement la ligne d’arrivée à Brest le 26 janvier à midi, fatiguées mais rayonnantes.
Ce record marque une étape majeure pour la voile féminine internationale : il montre que les femmes ne sont pas seulement présentes dans la course au large.
Elles peuvent aussi y écrire des références mondiales.
Et maintenant, la suite ? 🚀
Après une telle aventure, le retour à terre demande forcément un temps d’adaptation. Mais Alexia Barrier regarde déjà vers l’avenir.
Son ambition est claire : continuer à donner une portée sociétale à son projet sportif.
Elle veut poursuivre dans la classe Ultim sur les 3 prochaines années, avec un programme mêlant solitaire et équipage.
Et une prochaine échéance pourrait déjà se dessiner : le départ de la Route du Rhum, prévu le 1er novembre.
Une chose est sûre : après ce record, Alexia Barrier et son équipage n’ont pas seulement bouclé un tour du monde.
Elles ont ouvert une voie.
Inspirez-vous en rencontrant des rôles modèles ou femmes aux responsabilités en intégrant le Women First Club ?
Post LinkedIn of the week "Women First"
La France 🇫🇷 est le deuxième pays le plus représenté dans le classement des femmes les plus puissantes du business mondial selon Fortune. ⬇️
Dans le classement 2025 des 100 femmes les plus puissantes du business, la France compte 9 dirigeantes.
Ce classement est issu de « The 100 Most Powerful Women in Business », qui met en lumière les dirigeantes les plus influentes du monde économique.
Un chiffre qui place le pays juste derrière les États-Unis, et devant la Chine, le Royaume-Uni, le Brésil ou encore Singapour.
Les 9 dirigeantes associées à la France
👉 23. Estelle Brachlianoff - CEO - Veolia
👉 27. Catherine MacGregor - CEO - Engie
👉 38. Dominique Senequier - Fondatrice et CEO - Ardian
👉 39. Belén Garijo - CEO - Sanofi
👉 45. Leena Nair - CEO - Chanel
👉 46. Isabelle Ferrand - ex DG - Confédération Nationale Crédit Mutuel
👉 60. Delphine Arnault - CEO - Dior, LVMH
👉 83. Christel Heydemann - CEO - Orange
👉 88. Sophie Bellon - CEO - Sodexo
Le classement par pays
👉 🇺🇸 États-Unis : 52 femmes
👉 🇫🇷 France : 9 femmes
👉 🇨🇳 Chine : 8 femmes
👉 🇬🇧 Royaume-Uni : 6 femmes
👉 🇧🇷 Brésil : 3 femmes
👉 🇸🇬 Singapour : 3 femmes
👉 🇩🇪 Allemagne : 2 femmes
👉 🇦🇺 Australie : 2 femmes
👉 🇿🇦 Afrique du Sud : 2 femmes
👉 🇪🇸 Espagne : 2 femmes
👉 🇭🇰 Hong Kong : 2 femmes
👉 🇯🇵 Japon : 2 femmes
👉 🇮🇳 Inde : 1 femme
👉 🇰🇼 Koweït : 1 femme
👉 🇲🇽 Mexique : 1 femme
👉 🇳🇱 Pays-Bas : 1 femme
👉 🇰🇷 Corée du Sud : 1 femme
👉 🇸🇪 Suède : 1 femme
👉 🇦🇪 Émirats arabes unis : 1 femme
Ce classement est un signal encourageant pour la France.
Il montre que plusieurs femmes françaises, ou dirigeant des entreprises fortement associées à la France, occupent aujourd’hui des fonctions de pouvoir au plus haut niveau économique.
Source : Fortune, classement Most Powerful Women 2025.
Women First revient sur Instagram !
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