LA NEWS DE WOMEN FIRST #201

Le thème de la semaine
Quand lire était déjà une conquête pour les femmes 📚
Aujourd’hui, ouvrir un livre semble être un geste simple, presque évident.
Mais pour les femmes, l’accès à la lecture a longtemps été un privilège, réservé à une élite sociale et culturelle.
Il faut attendre le 19e siècle pour que les femmes puissent progressivement accéder à l’apprentissage de la lecture, d’abord dans les familles, puis dans les écoles.
Une éducation pensée pour devenir épouse et mère 👧
Au début du 19e siècle, l’éducation des filles reste largement cantonnée à la sphère privée.
L’objectif n’est pas encore de former des esprits libres et autonomes, mais de préparer les jeunes filles à leur futur rôle d’épouse, de mère et de maîtresse de maison.
Dès 7 ans, les trajectoires des filles et des garçons se séparent.
Les filles commencent souvent l’instruction religieuse, avec un objectif majeur : accomplir leur première communion autour de 12 ans.
Et bien souvent, après cette étape, on considère que leur instruction est terminée.
Pendant que les garçons quittent la famille pour poursuivre leurs études au collège, les filles restent à la maison, poursuivent leur éducation avec leurs parents ou, parfois, sont envoyées en pensionnat pendant un ou deux ans.
Lire, oui… mais pas trop librement 📖
Au 19e siècle, les femmes lisent, mais rarement comme elles le souhaitent.
Lire seule, dans sa chambre, ou en public, reste très mal vu.
La lecture féminine est encadrée, surveillée, commentée.
On craint qu’elle devienne trop intime, trop personnelle, trop libre.
Le salon devient alors un espace important : on y lit, on y écrit, on y tient sa correspondance ou son journal.
Dans les années 1840, une jeune Strasbourgeoise d’une vingtaine d’années, Amélie Weiler, écrit dans son journal combien elle envie une amie capable de lire seule, tard le soir, dans sa chambre.
Un geste qui paraît aujourd’hui banal, mais qui relevait alors presque d’un luxe.
Les lectrices deviennent un nouveau public 🗞️
Progressivement, le nombre de lectrices augmente.
Et avec lui, un nouveau marché apparaît.
Les journaux de mode s’enrichissent de contenus littéraires, les produits imprimés se multiplient, et les femmes deviennent un lectorat identifié.
Mais les livres restent chers.
Sauf dans les milieux très aisés, on achète peu d’ouvrages.
Beaucoup de lectrices passent donc par les cabinets de lecture, sortes de bibliothèques privées où l’on peut louer, pour une journée, un roman, un ouvrage pratique ou un classique.
À Paris, il en existe des dizaines, de tous niveaux.
Ce que cette histoire raconte ✨
L’histoire de la lecture des femmes n’est pas seulement une histoire de livres.
C’est une histoire d’accès au savoir, à l’intimité, à la pensée personnelle et à l’autonomie.
Lire seule, choisir ses lectures, écrire son journal, découvrir des romans : tout cela a longtemps été une conquête.
Et cette conquête dit beaucoup de la place des femmes dans la société.
Parce qu’une femme qui lit, c’est une femme qui pense, qui se projette, qui imagine, qui questionne.
Et ça, visiblement, a longtemps beaucoup inquiété.
La news de la semaine
Caitlin Clark vend plus de maillots que LeBron James et Michael Jordan. 🏀
Le “Clark Effect” continue de bousculer le basket américain.
La star de l’Indiana Fever vient de signer la 2e meilleure vente de maillots de basket aux États-Unis, toutes ligues confondues, WNBA et NBA.
Son maillot n°22 se vend mieux que ceux de géants comme LeBron James, Luka Dončić ou même Michael Jordan.
Le seul joueur devant elle ?
Stephen Curry.
Une star qui dépasse le parquet 📈
Depuis son arrivée en WNBA, Caitlin Clark ne fait pas seulement tomber les records sportifs.
Elle transforme aussi l’économie du basket féminin.
Dès sa sélection en première position de la WNBA Draft 2024, son maillot de l’Indiana Fever s’est retrouvé épuisé en moins d’une heure.
Un lancement historique, qui confirmait déjà l’ampleur du phénomène.
Depuis, son impact dépasse largement les frontières de la WNBA : Caitlin Clark attire de nouveaux publics, crée de l’engagement, stimule les ventes et impose le basket féminin dans les discussions les plus grand public.
Le merchandising féminin change d’échelle 🚀
Portées par Caitlin Clark et une génération de rookies très attendue, les ventes de produits liés aux joueuses de WNBA ont bondi de 1.000% sur un an.
Et elle n’est pas seule dans cette dynamique.
Derrière elle, d’autres joueuses de sa génération confirment l’intérêt croissant du public : Angel Reese affiche le 2e plus gros volume de merchandising de la WNBA, Sabrina Ionescu est en 3e place, tandis que Kate Martin atteint la 4e place.
Une nouvelle vague est en train d’installer durablement le basket féminin dans une autre dimension.
Ce qu’il faut retenir ✨
Caitlin Clark n’est plus seulement une immense joueuse.
Elle est devenue un phénomène culturel, sportif et économique.
Quand une joueuse WNBA vend plus de maillots que LeBron James, Luka Dončić ou Michael Jordan, ce n’est pas un simple record commercial.
C’est un signal.
Le sport féminin ne cherche plus seulement à être regardé.
Il est désormais acheté, suivi, porté, partagé… et désiré.
Le focus de la semaine
La Sœur de Shakespeare : une pièce poétique, drôle et profondément nécessaire ! ⬇️
Connaissez-vous Judith Shakespeare, la sœur que William Shakespeare aurait pu avoir ?
Virginia Woolf l’a imaginée.
Avec La Sœur de Shakespeare, Juliette Marie, Inès Amoura et Solenn Goix donnent corps à une question aussi simple que vertigineuse :
Et si Shakespeare avait eu une sœur aussi brillante, libre, aventureuse et indocile que lui ?
Aurait-elle pu écrire ?
Aurait-elle pu créer ?
Aurait-elle pu exister autrement que dans les limites imposées aux femmes de son époque ?
Inspirée de Virginia Woolf, la pièce fait surgir Judith Shakespeare, figure fictive mais terriblement réelle de toutes les femmes empêchées, oubliées ou effacées de l’histoire artistique.
Sur scène, elle arrive avec son désir, sa colère, son humour, sa liberté, mais aussi tous les murs dressés devant elle.
Entre chant, mime, danse, marionnette et adresse au public, le spectacle explore avec poésie les conditions de création des femmes artistes à travers les siècles.
Né à La Flèche, le spectacle a reçu le Prix de la mise en scène et le Prix de l’interprétation féminine aux Lauriers 2025 du théâtre indépendant.
Dans ce cadre, les membres du Women First Club pourront se voir offrir des places pour partager ensemble ce moment aussi poétique que nécessaire.
📆 Du 4 au 25 juillet 2026 (relâche les 9, 16 et 23 juillet)
📍 Avignon
Juliette Marie, Inès Amoura & Solenn Goix : trois artistes au sommet de leur art 🎭
Metteuse en scène, Juliette Marie signe avec La Sœur de Shakespeare une première création remarquée, saluée aux Lauriers 2025 par le prix de la meilleure mise en scène.
À ses côtés, Inès Amoura, lauréate du prix de la meilleure interprétation féminine, et Solenn Goix, ancienne comédienne des Tréteaux de France, forment un duo vibrant de lucidité, d'humour et d'émotion.
Ensemble, elles composent un spectacle qui tient autant de l'urgence politique que de la joie théâtrale.
Post LinkedIn of the week "Women First"
« Pour que la moitié de l'humanité cesse d'avoir peur de l'autre. » ⬇️
Il y a des prises de parole qui comptent.
Parce qu’elles ne cherchent pas à minimiser.
Parce qu’elles ne détournent pas le regard.
Parce qu’elles disent, simplement et frontalement, ce qui ne devrait plus être tolérable.
Dans un texte inédit, lu droit dans les yeux, Thomas Pesquet parle des violences faites aux femmes.
Et son message est essentiel : la peur ne devrait jamais être le prix à payer pour être une femme.
Regarder la réalité en face
Ce sujet ne concerne pas seulement les femmes.
Il concerne toute la société.
Il concerne les hommes, les entreprises, les institutions, les familles, les écoles, les médias.
Il concerne notre capacité collective à nommer les violences, à croire les victimes, à éduquer autrement, à protéger mieux, à sanctionner réellement.
Parce qu’une société ne peut pas se dire avancée tant qu’une moitié de l’humanité doit encore apprendre à se méfier de l’autre.
Merci à Thomas Pesquet pour cette parole forte, nécessaire, et profondément juste.
Women First revient sur Instagram !
.png)





Commentaires