LA NEWS DE WOMEN FIRST #216

Le thème de la semaine
Qu’est-ce qui fait vraiment la légitimité d’un leader aujourd’hui ? 👥
Occuper un poste de pouvoir ne suffit plus pour être suivi.
La légitimité se construit progressivement, à travers les valeurs que l’on défend, la manière dont on traite les autres et surtout la capacité à donner envie de s’engager autour d’un objectif commun.
De Charles de Gaulle à Satya Nadella, en passant par Wangari Maathai et Arthur Mensch, plusieurs parcours permettent d’identifier les ingrédients d’un leadership reconnu.
Inspirer confiance par ses valeurs et ses compétences
Entre 1940 et 1945, Charles de Gaulle construit progressivement sa légitimité en défendant l’indépendance de la France et l’intérêt collectif, mais aussi en fédérant différentes forces autour de lui.
Même logique dans l’entreprise.
Lorsqu’il devient CEO de Microsoft en 2014, Satya Nadella travaille dans le groupe depuis déjà 22 ans.
Sa légitimité repose autant sur son expertise technique que sur sa capacité à reconnaître ses vulnérabilités, à rester accessible et à rassembler les équipes.
👉 Trop de bienveillance sans compétence peut affaiblir l’influence
👉 Trop de compétence sans qualités relationnelles peut rendre un leader menaçant
La confiance naît donc de l’équilibre entre les deux.
Être juste pour favoriser l’engagement
Autre élément essentiel : le sentiment de justice.
Lorsque les collaborateurs estiment être traités équitablement, ils sont davantage susceptibles de coopérer, d’innover et de prendre des initiatives.
Wangari Maathai en a fait un principe central de son leadership : les communautés impliquées dans ses projets de reforestation étaient associées aux décisions et bénéficiaient directement des retombées économiques.
La légitimité ne dépend donc pas uniquement des décisions prises, mais aussi de la manière dont elles sont expliquées et construites avec les autres.
Faire adhérer plutôt que simplement imposer
Enfin, les techniques d’influence jouent un rôle déterminant.
La contrainte et l’autorité hiérarchique peuvent obtenir une obéissance immédiate, mais elles créent rarement un engagement durable.
À l’inverse, un leader qui implique ses équipes, partage une vision et agit à leurs côtés favorise davantage l’adhésion.
Arthur Mensch illustre cette approche en mettant en avant une vision d’une « IA européenne ouverte et souveraine » et en restant directement impliqué auprès de ses équipes.
Au final, la légitimité d’un leader repose sur 4 dimensions :
👉 Les valeurs et principes qu’il incarne
👉 L’équilibre entre compétence et qualités relationnelles
👉 La justice dans la manière de traiter les autres
👉 Sa capacité à obtenir une adhésion volontaire
Une conclusion simple : aujourd’hui, on ne devient pas légitime parce qu’on possède un titre.
On le devient parce que les autres considèrent que l’on mérite d’être suivi.
La news de la semaine
Maroc : une première femme à la tête du gouvernement, mais seulement 27 % de députées 🇲🇦
C’est une première historique.
Le 29 septembre 2026, Fatima Ezzahra El-Mansouri est devenue la première femme nommée à la tête du gouvernement marocain, quelques jours après les élections législatives du 23 septembre.
Un symbole puissant pour la représentation des femmes au plus haut niveau de l’État.
Mais derrière cette nomination, les chiffres montrent que le chemin vers la parité reste encore long.
27% de femmes au Parlement
Dans la nouvelle assemblée, les femmes occupent 107 des 395 sièges, soit 27%.
Une progression, mais encore lente :
👉 21% de députées en 2016
👉 24,3% en 2021
👉 27% en 2026
Cela représente seulement 11 femmes supplémentaires en 5 ans.
À ce rythme, selon une militante citée par l’article, la parité inscrite dans la Constitution depuis 2011 pourrait encore attendre 40 ans.
Des femmes encore largement dépendantes des quotas
Sur les 107 femmes élues, 90 l’ont été grâce aux listes régionales exclusivement féminines instaurées par la réforme électorale de 2021.
Sur les listes locales, le contraste est saisissant :
👉 Seulement 17 femmes élues sur 305 sièges
👉 Soit 5,6% de femmes contre 94,4% d’hommes
Et pourtant, les candidates étaient bien présentes : 2.658 femmes figuraient parmi les 7.288 candidatures aux législatives.
La question n’est donc pas uniquement celle des vocations féminines, mais aussi celle de la place accordée aux femmes par les partis dans les circonscriptions où elles peuvent réellement être élues.
Une nomination qui pourrait faire bouger les lignes
La nomination de Fatima Ezzahra El-Mansouri suscite désormais beaucoup d’attentes, notamment autour de la réforme de la Moudawana, le code marocain de la famille.
Engagée depuis 2024 mais toujours pas adoptée, cette réforme porte notamment sur la représentation légale des enfants, aujourd’hui réservée au père, ainsi que sur les règles successorales, qui peuvent accorder à un homme une part jusqu’à 2 fois supérieure à celle d’une femme.
Mais la nouvelle Première ministre devra composer avec les équilibres politiques.
Son parti dispose de 97 sièges, alors que 198 sont nécessaires pour disposer d’une majorité confortable.
Parmi les partenaires possibles figurent des formations disposant respectivement de 66 et 65 sièges, mais aussi un parti islamiste qui a gouverné entre 2011 et 2021 et défend notamment le maintien du mariage dérogatoire dès 15 ans.
La nomination d’une femme à la tête du gouvernement constitue donc une avancée historique.
Mais elle rappelle aussi une réalité : voir une femme accéder au sommet ne signifie pas encore que toutes les femmes disposent des mêmes chances d’y parvenir.
Le focus de la semaine
La loi Copé-Zimmermann a transformé l’accès des femmes aux conseils d'administration ! ⬇️
Et permis à de nombreuses femmes de devenir administratrices.
15 ans plus tard, où en sommes-nous ? ⬇️
C’est autour de l’impact de cette loi et de l’évolution des mandats d’administratrice que nous avons réuni les membres du Women First Club, à l’occasion d’une soirée organisée avec l’ESCP.
Nous avons eu le plaisir de recevoir Marie-Jo Zimmermann et Jean-François Copé, à l’origine de la loi du 27 janvier 2011 relative à la représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des conseils d’administration et de surveillance.
Une loi qui a imposé un seuil de 40% minimum pour chaque sexe dans les conseils des entreprises cotées.
De la loi à la pratique
Pendant cette soirée, nous sommes revenus sur les coulisses de cette aventure parlementaire :
👉 Pourquoi avoir choisi un seuil de 40% ?
👉 Pourquoi avoir commencé par les conseils d’administration plutôt que par les comités exécutifs ?
👉 Quelles résistances a-t-il fallu surmonter ?
👉 La contrainte législative reste-t-elle nécessaire pour accélérer la parité ?
👉 Et surtout : quelle doit être aujourd’hui la prochaine étape ?
15 ans plus tard, la transformation des conseils d’administration est incontestable.
De 8% en 2011, les femmes représentent aujourd'hui + de 45% des membres des conseils d’administration des entreprises concernées par la loi Copé-Zimmermann.
Ce que nous retenons de cette soirée
👉 La loi peut accélérer profondément les transformations
L’évolution spectaculaire des conseils d’administration montre ce qu’un objectif chiffré peut provoquer lorsqu’il s’accompagne d’une échéance et d’obligations concrètes.
👉 La féminisation des conseils ne suffit pas
L’enjeu se déplace désormais vers les postes opérationnels, les COMEX, les directions générales et les fonctions qui constituent le vivier des futurs CEO.
👉 Une nouvelle étape est déjà engagée
Depuis mars 2026, la loi Rixain impose aux entreprises d’au moins 1.000 salariés une proportion minimale de 30% de chaque sexe dans les instances dirigeantes.
Ce seuil passera à 40% en 2029.
👉 Et la parité ne pourra pas avancer sans les femmes et les hommes
Faire évoluer les organisations suppose de rendre visibles davantage de profils, d’élargir les viviers et de transformer durablement les mécanismes d’accès au pouvoir.
Un immense merci à :
- Marie-Jo Zimmermann et Jean-François Copé pour la richesse de leurs échanges
- Notre partenaire l’ESCP pour son accueil exceptionnel
- Et à toutes les membres du Women First Club présentes pour leurs questions et leurs contributions
Post LinkedIn of the week "Women First"
1 femme sur 8 sera touchée par le cancer du sein au cours de sa vie. ⬇️
Parmi les différents types de cancers, le cancer du sein reste la forme la plus fréquente et la plus meurtrière chez les femmes, y compris en France.
Cette maladie concerne près de 60.000 femmes chaque année en France, ce qui en fait le premier cancer chez la femme.
Détectés à un stade précoce, 9 cancers du sein sur 10 peuvent guérir.
Mais aujourd'hui, seule 1 femme sur 2 réalise un examen de dépistage.
Parce que le financement de la recherche est indispensable pour améliorer les prises en charge des patientes, 𝐟𝐚𝐢𝐬𝐨𝐧𝐬 𝐮𝐧 𝐝𝐨𝐧 pour soutenir la recherche sur le cancer du sein !
🎀 QUE SONT LES CANCERS DU SEIN ?
Ce sont des tumeurs qui se situent au niveau du sein et qui sont formées de cellules malignes, lesquelles se multiplient jusqu’à détruire le sein.
Il arrive que certaines cellules cancéreuses se détachent de cette tumeur mammaire pour se disséminer dans l’organisme et former de nouvelles tumeurs ailleurs, appelées métastases.
Il existe de nombreuses formes de cancers du sein, et leurs évolutions sont différentes.
Les stratégies de traitement sont, autant que possible, adaptées à chaque forme de cancers du sein.
🎀 QUELS SONT LES SYMPTÔMES D’UN CANCER DU SEIN ?
Il est essentiel de surveiller attentivement les modifications de votre poitrine, car plus le cancer du sein est détecté tôt et plus les chances de guérison sont importantes.
Ainsi, toute grosseur nouvelle, au sein ou à l’aisselle, découverte par autopalpation, toute modification de la forme ou de la taille de vos seins, tout écoulement par le mamelon ou encore tout changement notoire de l’aspect de la peau du sein ou de l’aréole doivent être signalés à votre médecin, car ils peuvent constituer les signes d’alerte du développement d’un cancer du sein.
🎀 COMMENT DIAGNOSTIQUER UN CANCER DU SEIN ?
👉 La palpation
👉 La mammographie
👉 L’échographie
👉 Une biopsie
🎀 UNE GROSSEUR AU SEIN EST-ELLE TOUJOURS CANCÉREUSE ?
Heureusement, sur 5 grosseurs examinées, 4 sont bénignes.
Il est très important d’être bien suivie par un médecin généraliste ou un gynécologue et de faire des mammographies tous les 2 ans ou tous les ans selon l’évaluation du médecin ou du gynécologue.
🎀 PEUT-ON DÉVELOPPER UN CANCER DU SEIN À TOUT ÂGE ?
2 cancers du sein sur 3 se développent chez les femmes de plus de 50 ans.
En revanche, cette maladie est rare chez les femmes de moins de 35 ans et reste exceptionnelle chez celles qui ont moins de 20 ans.
Pour ces femmes jeunes, il sera nécessaire de chercher un risque héréditaire.
🎀 EXISTE-T-IL DES FACTEURS QUI AUGMENTENT LES RISQUES DE CANCER DU SEIN ?
Certains facteurs peuvent accroître les risques de cancer du sein.
Sont des facteurs de risques avérés :
👉 L’âge
👉 Une puberté précoce couplée à une ménopause tardive
👉 Les prédispositions génétiques
👉 La consommation de tabac et/ou d’alcool (au-delà de six verres par semaine)
👉 L’obésité
Women First revient sur Instagram !
.png)







Commentaires