LA NEWS DE WOMEN FIRST #164
- Axel Elmaleh
- il y a 3 jours
- 6 min de lecture

La news de la semaine
La Rochelle féminise (enfin) ses rues… mais à petits pas ! 🚦
Deux nouvelles rues, deux noms de femmes : Colette Besson et Suzanne Aubineau ont été mises à l'honneur à Saint-Vivien, une petite commune de l’agglomération rochelaise. 🏘️
Résultat ?
Il y a désormais deux fois plus de rues féminines que masculines dans le village !
Une belle anomalie dans un paysage urbain encore massivement masculinisé partout ailleurs.
Mais attention : si l’on s’enthousiasme, il faut aussi garder les pieds sur le pavé…
L’impasse Roland-Garros reste la seule voie baptisée d’un nom masculin.
Le reste des rues évoque l’histoire locale, la religion ou la géographie.
Pourquoi elles ? 🌟
Colette Besson, championne olympique du 400 m à Mexico en 1968, et Suzanne Aubineau, pionnière partie seule au Québec avec ses enfants pour fonder la dynastie Leclerc, sont des femmes au parcours… inspirant !
👉 « Ce n’est pas juste parce qu’elles sont des femmes, c’est parce que leur destin nous a touchés », explique le maire Vincent Demester.
Mais cela suffit-il à rééquilibrer la toponymie ?
Des associations féministes soulignent que les nouvelles rues féminisées sont souvent reléguées en périphérie, alors que les grands boulevards restent majoritairement masculins.
Une féminisation oui, mais de quelle visibilité ?
Au-delà des rues : gymnases, écoles, complexes sportifs 🏫
Féminiser les noms de lieux passe aussi par des équipements publics, plus simples à renommer :
👉 Le gymnase des Parcs devient le Gymnase Colette Château, à La Rochelle
👉 Le complexe sportif de Clavette prendra bientôt le nom de Marie Mané, joueuse de basket emblématique
« Ce n’est pas toujours facile de trouver la bonne femme à honorer, il faut un lien avec le territoire », explique Sylvie Guerry-Gazeau, maire de Clavette et vice-présidente de l’agglomération.
Une charte pour féminiser… mais pas pour toutes 🗺️
En décembre dernier, 20 communes sur 28 de l’agglomération ont signé la Charte européenne pour l’égalité femmes-hommes dans la vie locale.
Objectif : réaliser d’ici deux ans un état des lieux sur la féminisation de leurs espaces publics.
Mais 8 communes font bande à part (coucou Esnandes, Marsilly, Montroy, etc.), arguant qu’il n’est pas nécessaire de signer une charte pour faire avancer l’égalité.
Rappel : la dénomination des lieux publics est une compétence communale.
L’agglo peut encourager, mais pas imposer.
Le sujet de la semaine
Pauline Ferrand-Prévot : une championne insatiable en route pour les Mondiaux 🌍
Elle a conquis le maillot jaune du Tour de France 2025 dès sa première tentative… et pourtant, Pauline Ferrand-Prévot a décidé de lever le pied.
Dans un sport où la performance est millimétrée, la championne de 33 ans rappelle qu’il faut aussi savoir s’écouter pour durer.
Un retour éclatant… mais exigeant 🏆
Championne olympique de VTT en 2024, Pauline a retrouvé la route cette saison avec l’équipe Visma-Lease a Bike.
Résultat ?
Une victoire éclatante sur la Grande Boucle, mais au prix d’un entraînement ultra-exigeant et d’une vie personnelle en suspens :
👉 préparation méticuleuse orchestrée par Rutger Tijssen
👉 adaptation à un tout nouveau rythme (9 étapes, gestion d’efforts prolongés, stratégie collective)
👉 sacrifices familiaux : deux mois sans voir son compagnon, à peine 15 jours chez elle depuis janvier
Kigali ? Oui. Mais avec lucidité
Fatiguée mais déterminée, Pauline a confirmé sa participation aux Mondiaux sur route de Kigali (21-28 septembre), tout en reconnaissant le besoin de souffler avant cette échéance.
Elle prendra ensuite part aux Championnats d’Europe (1er au 5 octobre dans la Drôme et l’Ardèche), avec l’objectif de rester performante sans s’épuiser.
« Je ne défais jamais ma valise » 🎒
Derrière la championne, une femme parle avec sincérité :
👉 fatigue accumulée
👉 manque de repères familiaux
👉 envie de cuisiner, de vivre un peu « normal »
« Je sais que ça fait princesse de dire ça, mais ça me manque de cuisiner. »
La suite ? Repartir. Encore. 🔁
Mais pas question d’arrêter. Pauline garde le feu sacré : « J’aime m’entraîner, j’aime faire du vélo. J’ai hâte de refaire le Tour. »
Et son entraîneur le sait : « C’est difficile de devenir une championne. Mais encore plus de le rester. »
Le focus de l'équipe
Leadership à l’ère de l’IA : pas de place pour les robots… humains ! 🤖
L’intelligence artificielle transforme le monde du travail, mais aussi celui du leadership.
Alors, que faut-il vraiment pour diriger à l’heure où les algorithmes rédigent nos mails et génèrent nos présentations ?
Spoiler : plus que jamais, les vrais leaders devront miser sur… leur humanité !
Trois experts de haut vol – Mark Bloomfield (Cambridge), Spencer Harrison (INSEAD), et Liz Rider (coach en leadership) – ont livré leur vision d’un leadership nouvelle génération. 🎙️
Voici les 3 enseignements clés à retenir.
1. Le leadership humain, ce n’est plus un « plus », c’est la base 🌱
Quand les machines s’occupent des tâches répétitives, c’est le moment de se concentrer sur ce que les humains font le mieux : écouter, inspirer, créer du lien.
👉 Comme le dit Liz Rider : « Laissez l’IA faire vos tableaux Excel, et parlez à votre équipe ! »
Le rôle du leader évolue : il ne dirige plus la circulation, il crée un écosystème où chacun peut s’épanouir.
2. La curiosité : nouvelle compétence stratégique 🔍
Dans un monde en perpétuel "reset", les leaders doivent apprendre… à apprendre.
La curiosité devient un avantage concurrentiel : elle permet d’ajuster les process, d’interroger les résultats de l’IA, et surtout de garder l’humain au centre.
🧠 Spencer Harrison résume : « Les leaders curieux chercheront les surprises et les anomalies pour mieux innover. »
Et attention au syndrome du « tout ressemble à un clou quand on a un marteau IA », prévient Mark Bloomfield.
3. Les gains de productivité, un choix de société ⏳
Si l’IA fait gagner du temps, comment l’utiliser intelligemment ?
Pour augmenter la pression… ou pour réinvestir ce temps au service de la qualité de vie au travail ?
L’opportunité est éthique : libérer du temps pour la créativité, le dialogue, l’humain. 🎯
Mais attention à ne pas supprimer ce que Spencer Harrison appelle le « travail invisible » : toutes ces tâches non mesurées qui font tourner une équipe et une entreprise.
L’IA ne remplace pas le leadership : elle l’élève 🧭
En résumé : les bons leaders de demain ne seront pas les plus tech-savvy, mais ceux qui savent créer du sens, accompagner les autres, et rester curieux dans un monde où la machine sait (presque) tout.
Et si on renommait plutôt l'IA "Intelligence Augmentée" ?
Post LinkedIn of the week "Women First"
« Payez-nous ce que vous nous devez » : le coup de pression des joueuses WNBA 🏀 ⬇️
« 𝑃𝑎𝑦 𝑢𝑠 𝑤ℎ𝑎𝑡 𝑦𝑜𝑢 𝑜𝑤𝑒 𝑢𝑠 »
Après de nouvelles négociations infructueuses avec la ligue, les meilleurs joueuses de WNBA, réunies lors du All Star Game à Indiana, ont décidé d'arborer des tee-shirts avec un slogan clair.
Quand les chiffres parlent💰
Caitlin Clark ⛹️♀️ gagne 78.000 $ en WNBA cette saison.
Devin Booker ⛹️♂️ gagnera 72.500.000 $ en NBA la saison prochaine.
Un salaire à 5 chiffres pour les femmes et à 8 chiffres pour les hommes !
Devin Booker gagnera donc 929 plus que Caitlin Clark !!!
Et pourtant, la demande est là !
La star de WNBA Caitlin Clark en est la parfaite incarnation
✔️ Elle compte 3,8 millions d'abonnés sur Insta
✔️ Sa finale NCAA a attiré plus de 12 millions de téléspectateurs, battant certaines finales NBA
Caitlin Clark a la chance de compenser avec des contrats de sponsoring qui lui rapportent des millions, dont un contrat de 8 ans avec Nike d'une valeur de 28 millions de dollars.
Mais cela n'est pas le cas de la grosse majorité des autres basketteuses de WNBA.
Quid de nos frenchies ?
La française Dominique Malonga percevra un salaire annuel de 78.831$ !
C'est 153 fois moins que son homologue masculin Victor Wembanyama. ⬇️
👉 Dominique Malonga 🇫🇷 (WNBA, n°2 draft 2025) : 78.831 $ ⛹️♀️
👉 Victor Wembanyama 🇫🇷 (NBA, n°1 draft 2023) : 12.100.000 $ ⛹️♂️
👉 Zaccharie Risacher 🇫🇷 (NBA, n°1 draft 2024) : 12.600.000 $ ⛹️♂️
👉 Alexandre Sarr 🇫🇷 (NBA, n°2 draft 2024) : 11.250.000 $ ⛹️♂️
« Pay Them »
Les spectateurs du All Star Game ont soutenu la démarche.
Nneka Ogwumike, Présidente du syndicat des joueuses
« 𝑁𝑜𝑢𝑠 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑡𝑜𝑛𝑠 𝑙𝑎 𝑐𝑟𝑜𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑙𝑖𝑔𝑢𝑒, 𝑒𝑡 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙'𝑒́𝑡𝑎𝑡 𝑎𝑐𝑡𝑢𝑒𝑙 𝑑𝑒𝑠 𝑐ℎ𝑜𝑠𝑒𝑠, 𝑙𝑒 𝑠𝑦𝑠𝑡𝑒̀𝑚𝑒 𝑠𝑎𝑙𝑎𝑟𝑖𝑎𝑙 𝑒𝑛 𝑣𝑖𝑔𝑢𝑒𝑢𝑟 𝑛𝑒 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑟𝑒́𝑚𝑢𝑛𝑒̀𝑟𝑒 𝑝𝑎𝑠 𝑣𝑟𝑎𝑖𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑎̀ 𝑛𝑜𝑡𝑟𝑒 𝑗𝑢𝑠𝑡𝑒 𝑣𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 »
Cathy Engelbert, commissionnaire de la WNBA
« 𝑁𝑜𝑢𝑠 𝑣𝑜𝑢𝑙𝑜𝑛𝑠 𝑙𝑎 𝑚𝑒̂𝑚𝑒 𝑐ℎ𝑜𝑠𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑗𝑜𝑢𝑒𝑢𝑠𝑒𝑠 ; 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑣𝑜𝑢𝑙𝑜𝑛𝑠 𝑎𝑢𝑔𝑚𝑒𝑛𝑡𝑒𝑟 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑖𝑑𝑒́𝑟𝑎𝑏𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑠𝑎𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑒𝑡 𝑙𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑎𝑣𝑎𝑛𝑡𝑎𝑔𝑒𝑠 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑒𝑛 𝑡𝑟𝑜𝑢𝑣𝑎𝑛𝑡 𝑢𝑛 𝑒́𝑞𝑢𝑖𝑙𝑖𝑏𝑟𝑒 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑙𝑒𝑠 𝑝𝑟𝑜𝑝𝑟𝑖𝑒́𝑡𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠 𝑎𝑓𝑖𝑛 𝑞𝑢'𝑖𝑙𝑠 𝑝𝑢𝑖𝑠𝑠𝑒𝑛𝑡 𝑟𝑒𝑠𝑡𝑒𝑟 𝑟𝑒𝑛𝑡𝑎𝑏𝑙𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑖𝑛𝑢𝑒𝑟 𝑎̀ 𝑖𝑛𝑣𝑒𝑠𝑡𝑖𝑟. »
Women First revient sur Instagram !
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