LA NEWS DE WOMEN FIRST #184
- Axel Elmaleh
- 20 janv.
- 6 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 6 jours

Le thème de la semaine
Comment Mylène Farmer a raconté les femmes, album après album ✨
Depuis plus de 40 ans, Mylène Farmer accompagne, et parfois devance, les transformations du regard porté sur les femmes dans la société.
Sa trajectoire artistique raconte une évolution profonde des représentations féminines, du regard normatif à l’affirmation d’identités multiples et libres.
Des années 1980 à 2025, son parcours épouse les mutations culturelles :
➡️ D’abord jeune chanteuse hypersexualisée dans une pop très codifiée
➡️ Puis figure singulière, longtemps marginalisée par les élites culturelles
➡️ Avant de devenir une icône pop et queer majeure, aujourd’hui pleinement reconnue
Une icône populaire devenue référence culturelle 🎤
Boudée à ses débuts, elle est désormais célébrée sur toutes les scènes :
- Jurée au Festival de Cannes
- Reprise par une nouvelle génération d’artistes (de Pomme à Juliette Armanet)
- Et capable de rassembler des centaines de milliers de fans lors de concerts géants, véritables événements culturels
Ces spectacles dépassent le simple cadre musical : ils deviennent des moments collectifs, presque politiques, célébrant la tolérance, l’ouverture et la résistance aux replis de l’époque.
Une diva pop au genre déconstruit 🌈
Son œuvre interroge en permanence :
👉 Le genre
👉 Le désir
👉 La liberté
👉 La place des femmes et des identités marginalisées
Adulée par toutes les générations, elle incarne une féminité non figée, affranchie des normes traditionnelles.
Une figure refuge aussi, pour celles et ceux qui cherchent des repères sensibles dans un monde de plus en plus dur.
Une trajectoire qui fait miroir à la société 🧭
À travers ses albums, Mylène Farmer n’a pas seulement construit une carrière exceptionnelle :
elle a raconté les femmes, leurs contradictions, leurs blessures, leurs forces et l’évolution de leur place dans l’espace public.
👉 Une œuvre pop devenue outil de lecture du monde, bien au-delà du simple divertissement.
La news de la semaine
Ces femmes qui changent les règles du jeu des conseils d’administration ✨
L’arrivée massive des femmes dans les conseils d’administration, impulsée par la loi Copé-Zimmermann, n’a pas seulement modifié la composition des boards : elle en a profondément transformé les règles de fonctionnement.
En investissant fortement la formation et la maîtrise des enjeux de gouvernance, les femmes ont contribué à professionnaliser un espace longtemps réservé à quelques initiés.
Jusqu’alors discret, le marché de la formation des administrateurs a été bouleversé.
Jamais les conseils n’avaient vu affluer autant de candidates décidées à comprendre et maîtriser les codes d’un rôle stratégique, exigeant et longtemps inaccessible.
Se former plus pour être légitime 🎓
On évoque souvent le « syndrome de la bonne élève ».
La réalité est plus lucide : lorsque l’on a été tenue à distance des lieux de pouvoir économique, on sait que la compétence seule ne protège pas.
Les femmes ne cherchent pas l’irréprochabilité, mais elles savent qu’elles n’ont pas droit à l’approximation. Siéger dans un conseil d’administration ne s’improvise pas :
- La technique s’apprend
- La posture se construit
- L’équilibre entre questionnement, vigilance et vision est essentiel
Être administratrice ou administrateur, ce n’est ni gérer ni piloter : c’est éclairer sans diriger, questionner sans déstabiliser, identifier les signaux faibles et poser les limites nécessaires.
Diversité des regards, exigence commune 🧠
Cette exigence est devenue cruciale dans un contexte où les boards français sont de plus en plus confrontés à des fonds étrangers, capables de bousculer les équilibres et d’imposer de nouveaux rythmes.
Face à ces acteurs, le simple bon sens ne suffit plus.
Une gouvernance efficace repose sur un subtil équilibre :
➡️ Des parcours variés
➡️ Une compréhension homogène des enjeux
➡️ Une maîtrise fine de la stratégie, du business et des mécanismes institutionnels
La faiblesse technique n’est plus une option : elle devient un risque.
La diversité comme levier de performance 🚀
Cette dynamique rappelle une autre transformation majeure : l’entrée des femmes en politique.
Là aussi, il a fallu apprendre vite, se former davantage et prouver plus.
Les études sont claires : la mixité améliore l’identification des risques, la qualité des débats et la pertinence des décisions.
Lorsqu’elle s’appuie sur une formation solide et une expérience réelle, la diversité permet aux conseils d’administration de gagner en hauteur de vue, d’anticiper mieux et d’arbitrer plus finement.
La loi Copé-Zimmermann n’a donc pas seulement ouvert des portes.
Elle a poussé tout un écosystème à se professionnaliser et rappelé une évidence :
👉 la diversité n’est pas un symbole, c’est un levier de performance !
Une gouvernance moderne ne se contente pas de changer les sièges autour de la table.
Elle change la manière même dont la table fonctionne.
Le focus de la semaine
Désaccord, tension, colère ?
5 techniques pour garder le cap 🌿
Un désaccord peut rapidement faire monter la pression.
Pourquoi ?
Parce que notre cerveau interprète souvent une opposition comme une menace : perdre la face, avoir tort, céder du terrain…
Résultat, le corps passe en mode lutte ou fuite, comme s’il faisait face à un danger réel.
Le problème ?
Dans cet état, le cerveau rationnel (cortex frontal) se met en retrait.
La discussion dégénère, les émotions se contaminent (merci les neurones miroirs) et le conflit s’intensifie. Bonne nouvelle : il est possible d’interrompre ce mécanisme.
Comprendre avant d’agir 🧠
Quand le stress prend le dessus :
👉 Le rythme cardiaque et respiratoire s’accélère
👉 Les muscles se contractent
👉 La lucidité diminue
👉 L'autre perçoit votre tension… et la sienne augmente aussi
Pour éviter l’escalade, voici 5 techniques concrètes pour transformer la colère en outil de résolution plutôt qu’en obstacle.
Les 5 techniques pour rester calme en situation de désaccord ✋
1️⃣ Respirer consciemment
Revenir à la respiration est la méthode la plus simple et la plus efficace.
Se concentrer sur l’air qui entre et sort, compter les respirations (jusqu’à 6 ou 10) permet de calmer les réactions physiques et de se recentrer.
2️⃣ Se reconnecter à son corps
Bouger aide à réactiver la pensée rationnelle.
Se lever, marcher quelques pas ou pratiquer un exercice d’« ancrage » (pieds bien posés au sol, doigts entrecroisés) permet de faire redescendre la tension.
3️⃣ Utiliser un mantra
Une phrase courte répétée mentalement aide à garder le recul nécessaire :
« Sois neutre », « Ça va passer » ou « C’est du business ».
Simple, mais redoutablement efficace.
4️⃣ Nommer ses émotions
Mettre des mots précis sur ce que l’on ressent crée une distance salutaire :
« Je ressens de la colère » plutôt que « Il me rend fou ».
Cela transforme l’émotion en information, plutôt qu’en réaction incontrôlée.
5️⃣ Faire une pause assumée
S’autoriser une interruption courte (eau, café, quelques minutes) permet aux émotions de redescendre.
L’important : expliquer la pause de façon neutre pour ne pas créer de malaise ou de fuite perçue.
Et ne pas oublier l’autre 🤝
Votre interlocuteur est probablement lui aussi sous tension.
Inutile de lui dire de se calmer.
Laisser passer l’orage, rester à l’écoute sans absorber ses émotions, aide souvent l’échange à retrouver un terrain plus constructif.
En résumé 💡
Les conflits sont inconfortables, mais inévitables.
En apprenant à gérer ses émotions plutôt que les nier ou les subir, il devient possible de désamorcer les tensions, préserver la relation… et résoudre les vrais problèmes.
Post LinkedIn of the week "Women First"
Il y a 51 ans, le 17 janvier 1975, la loi Veil, dépénalisant l’IVG en France, était promulguée. ⬇️
À cette occasion, retour en images 🎥 sur le discours de Simone Veil. 🙌🏼
Simone Veil :
« 𝘑𝘦 𝘷𝘰𝘶𝘥𝘳𝘢𝘪𝘴 𝘵𝘰𝘶𝘵 𝘥’𝘢𝘣𝘰𝘳𝘥 𝘷𝘰𝘶𝘴 𝘧𝘢𝘪𝘳𝘦 𝘱𝘢𝘳𝘵𝘢𝘨𝘦𝘳 𝘶𝘯𝘦 𝘤𝘰𝘯𝘷𝘪𝘤𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘥𝘦 𝘧𝘦𝘮𝘮𝘦.
𝘑𝘦 𝘮’𝘦𝘹𝘤𝘶𝘴𝘦 𝘥𝘦 𝘭𝘦 𝘧𝘢𝘪𝘳𝘦 𝘥𝘦𝘷𝘢𝘯𝘵 𝘤𝘦𝘵𝘵𝘦 𝘈𝘴𝘴𝘦𝘮𝘣𝘭𝘦́𝘦 𝘱𝘳𝘦𝘴𝘲𝘶𝘦 𝘦𝘹𝘤𝘭𝘶𝘴𝘪𝘷𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘤𝘰𝘮𝘱𝘰𝘴𝘦́𝘦 𝘥’𝘩𝘰𝘮𝘮𝘦𝘴.
𝘈𝘶𝘤𝘶𝘯𝘦 𝘧𝘦𝘮𝘮𝘦 𝘯𝘦 𝘳𝘦𝘤𝘰𝘶𝘳𝘵 𝘥𝘦 𝘨𝘢𝘪𝘦𝘵𝘦́ 𝘥𝘦 𝘤œ𝘶𝘳 𝘢̀ 𝘭’𝘢𝘷𝘰𝘳𝘵𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵.
𝘐𝘭 𝘴𝘶𝘧𝘧𝘪𝘵 𝘥’𝘦́𝘤𝘰𝘶𝘵𝘦𝘳 𝘭𝘦𝘴 𝘧𝘦𝘮𝘮𝘦𝘴.
𝘊’𝘦𝘴𝘵 𝘵𝘰𝘶𝘫𝘰𝘶𝘳𝘴 𝘶𝘯 𝘥𝘳𝘢𝘮𝘦 𝘦𝘵 𝘤𝘦𝘭𝘢 𝘳𝘦𝘴𝘵𝘦𝘳𝘢 𝘵𝘰𝘶𝘫𝘰𝘶𝘳𝘴 𝘶𝘯 𝘥𝘳𝘢𝘮𝘦. »
Un drame, qui ce 26 novembre 1974, à l’heure où Simone Veil, ministre de la santé de Valéry Giscard D’Estaing, parle à la tribune de l’Assemblée Nationale, coûte la vie à 5.000 femmes françaises chaque année.
Tringles à rideau, cintres, aiguilles à tricoter… telles sont les armes de ce crime, alors passible d’emprisonnement, et dont les femmes sont en fait les premières victimes.
L’avortement est un délit, alors les femmes se font avorter clandestinement, souvent dans des conditions d’hygiène dangereuses, et c’est à l’hôpital qu’elles se retrouvent, en urgence.
Une réalité intolérable pour Simone Veil, ministre de la Santé.
Et c’est avec toute l’assurance que lui confère son statut de magistrate qu’elle monte sur le perchoir pour défendre la loi qui rendra l’avortement légal en France, plus comme une militante des droits de la femme que comme une féministe.
Le 26 novembre 1974, elle s’adresse aux députés pour présenter le projet de loi qui marquera le septennat de VGE.
Le projet : une loi qui autorise, pour toute femme majeure, l’avortement dans les 10 premières semaines de la grossesse, quelle qu’en soit la raison.
La procédure devra être accomplie dans un hôpital et par un médecin, ses tarifs encadrés pour éviter l’enrichissement des praticiens, mais elle ne sera pas remboursée par la sécurité sociale.
Women First revient sur Instagram !
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