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LA NEWS DE WOMEN FIRST #197

  • 7 mai
  • 6 min de lecture


Le thème de la semaine

Valentina Emiliani sacrée « Femme scientifique de l’année » au Prix Irène Joliot-Curie 2026. 🏆 


 

Une pionnière de la science récompensée 🔬 


Le prix Prix Irène Joliot-Curie 2026 de la « Femme scientifique de l’année » a été décerné à Valentina Emiliani, directrice de recherche au CNRS, à l’Institut de la Vision et à l’Inserm.


Une distinction qui salue à la fois ses avancées scientifiques… et son engagement pour une meilleure représentation des femmes dans la recherche.


 

Des travaux qui ouvrent de nouvelles perspectives 🧠 


Spécialiste de l’optogénétique et de la microscopie haute résolution, Valentina Emiliani est reconnue comme une véritable « pionnière » dans son domaine.


Ses recherches ouvrent aujourd’hui de nouvelles perspectives thérapeutiques et contribuent à faire avancer la compréhension du fonctionnement du cerveau et des technologies de pointe appliquées à la santé.


Créé en 2001, le prix Irène Joliot-Curie vise justement à promouvoir la place des femmes dans la recherche et la technologie en France.


Cette distinction, dotée de 40.000 euros, récompense des contributions scientifiques majeures reconnues au niveau national et international.


 

Un engagement concret pour la place des femmes en science 👩‍🔬 


Au-delà de ses recherches, Valentina Emiliani est également saluée pour son engagement en faveur de l’égalité des genres dans le monde scientifique.


Aujourd’hui, son équipe est composée de 50% à 60% de femmes, un équilibre encore loin d’être la norme dans de nombreux domaines scientifiques.


Le prix a également distingué plusieurs autres chercheuses dans la catégorie « Jeune femme scientifique » :


👉 Eva Maire

Chercheuse à l’IRD, Eva Maire est spécialiste des socio-écosystèmes tropicaux et de l’écologie marine.

Plongeuse scientifique chevronnée, elle a réalisé plus de 1.000 plongées à travers le monde et publié plus de 40 articles.

Lauréate du Prix de thèse 2020 de l’Institut Océanographique de Monaco, elle conjugue recherche internationale, interdisciplinarité et engagement fort pour la transmission des savoirs et l’égalité en science.


👉 Maïmouna Bocoum

Chargée de recherche au CNRS à l’Institut Langevin, Maïmouna Bocoum développe des technologies d’imagerie acousto-optique pour des applications biomédicales.

Docteure de l’École Polytechnique et diplômée de l’ENSTA Paris, elle a mené des travaux de pointe sur les lasers et les capteurs quantiques, notamment au Niels Bohr Institute et avec LIGO.

Elle s’engage activement pour la diffusion scientifique et la promotion des femmes dans les disciplines STEM.


👉 Kristel Chanard

Chercheuse à l’IGN et à l’Institut de Physique du Globe de Paris, Kristel Chanard étudie les interactions entre climat, ressources en eau et déformations terrestres.

Ancienne élève de l’ENS, spécialiste d’hydrogéodésie, elle a reçu plusieurs distinctions internationales pour ses travaux.

Engagée pour l’égalité et la diversité en science, elle œuvre en faveur du mentorat et de l’orientation des jeunes filles vers les carrières scientifiques.

 

La news de la semaine

Avec près de 85% de licenciées, l’équitation est le sport le plus féminin de France !

 

Avec près de 556.000 femmes licenciées, l’équitation s’impose comme le sport le plus féminisé en France, les femmes représentant 85,7% des 648.300 licences annuelles de la Fédération française d’équitation.

 


Pourtant, au sommet, les femmes restent encore minoritaires. ⬇️


L’équitation est souvent présentée comme un univers très féminin.


Et les chiffres le confirment : avec près de 85% de licenciées (84,58% précisément), elle est aujourd’hui le premier sport féminin en France.


Pourtant, lorsqu’il s’agit du très haut niveau, l’équilibre change encore fortement.

 


Un sport massivement féminin 🐎 


Dans les clubs, les centres équestres et les formations, les femmes sont partout.


Elles représentent :

👉 84,58% des licenciés

👉 63% des salariés des clubs équestres

👉 56% des dirigeants de structures équestres

👉 60% des effectifs dans les sports équestres militaires

👉 + de 80% des diplômés des formations aux métiers du cheval

👉 Près de 75% des étudiantes vétérinaires


L’équitation fait partie des rares disciplines olympiques réellement mixtes, où femmes et hommes concourent ensemble avec les mêmes règles.


Pour de nombreuses professionnelles du secteur, la relation avec le cheval repose davantage sur la sensibilité, la précision et la complicité que sur un rapport de force physique.


 

Mais au sommet, les femmes restent minoritaires 🏅 


Malgré cette forte féminisation, les écarts persistent au plus haut niveau.


Parmi les 31 cavaliers bénéficiant d’un « accompagnement personnalisé » pour préparer les Jeux olympiques de Paris 2024, seules 5 femmes figuraient dans la sélection française.


Un contraste frappant dans un sport où les femmes constituent pourtant l’immense majorité des pratiquants.


Plusieurs facteurs sont régulièrement évoqués, notamment la difficulté de concilier carrière sportive de haut niveau et maternité, dans un univers qui implique déplacements fréquents, entraînements quotidiens et forte disponibilité.


 

Un paradoxe qui interroge ✨ 


Le monde équestre illustre un phénomène que l’on retrouve dans de nombreux secteurs : les femmes sont largement présentes dans les viviers… mais beaucoup moins représentées au sommet.


Et pourtant, la filière sait qu’elle dispose d’un immense réservoir de talents féminins, engagés, formés et passionnés.


Un rappel utile qu’entre féminisation d’un secteur et accès aux plus hauts niveaux de décision ou de performance, le chemin vers l’équilibre reste encore à parcourir.


Le focus de la semaine


Ça va bien se passer : un spectacle engagé, drôle et libérateur ! ⬇️


Jusqu'au 3 juin 2026, Camille Giry investit La Nouvelle Seine avec son nouveau one woman show "Ça va bien se passer", un spectacle à la fois percutant, accessible et résolument dans l’air du temps.


📆 Les vendredis et samedis à 19h30

📍 La Nouvelle Seine - Port de Montebello, 75005 Paris


Pendant une heure, Camille embarque le public dans un spectacle aussi drôle qu’intelligent, mêlant rires francs, réflexions profondes, chiffres implacables, métaphores animales, émotions assumées et quelques mauvais mimes parfaitement maîtrisés.


Elle navigue avec justesse entre légèreté et fond, humour et lucidité, sans jamais perdre le public en route.


Camille est féministe et elle le revendique.


Mieux encore : elle prouve que se faire définir d’abord comme féministe, c’est plutôt cool, stimulant et même libérateur.


Et si un jour cela devient la norme, en attendant… on en fait un spectacle, pour en parler, en rire et faire évoluer les regards.


Dans ce cadre, les membres du Women First Club auront la possibilité de se voir offrir des places pour assister au spectacle et partager ensemble ce moment engagé, joyeux et inspirant.

 


Camille Giry : un parcours solide, une voix qui porte 🎤


Comédienne formée aux Cours Florent, Camille Giry a joué dans de nombreuses pièces de théâtre classique et d’improvisation, développant très tôt un sens aigu du rythme, du texte et de la scène.


En 2017, elle crée avec Justine Lossa le duo féministe et humoristique Camille & Justine, qui cumule aujourd’hui plusieurs centaines de milliers d’abonné·es sur les réseaux sociaux.


En 2023, elle écrit et réalise son premier court métrage Bâtardes Glorieuses.


Depuis 2022, elle est également sur scène avec son premier one woman show Moyenne, joué à Paris et en tournée dans toute la France.

 


Post LinkedIn of the week "Women First"

 

Ce 29 avril 1945, il y a 81 ans jour pour jour, les femmes votaient pour la première fois en France ! ⬇️

 

 

Ce premier suffrage des Femmes intervint lors des élections municipales de 1945.

 

Une victoire tardive, après un siècle de combat


Il aura fallu des décennies de mobilisation pour faire entendre cette revendication élémentaire : le droit de vote !


Des pionnières comme Olympe de Gouges, Hubertine Auclert, Louise Michel ou Louise Weiss ont plaidé, manifesté, dérangé.


À chaque tentative législative — en 1919, 1925, 1932, 1935 — le Sénat a bloqué.


Même après la Première Guerre mondiale, alors que les femmes avaient fait tourner l’économie en l'absence des hommes, la République leur refuse encore l'égalité politique.


 

La Résistance, tournant décisif


C’est leur engagement héroïque dans la Résistance qui changera la donne.


Gilberte Brossolette, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, tant d’autres ont pris tous les risques.


Le 21 avril 1944, l'ordonnance signée par le général de Gaulle, à Alger, leur reconnaît enfin la citoyenneté pleine et entière.


"Quand on dit que c’est de Gaulle qui a donné le droit de vote aux femmes, c’est inexact. C’est la Résistance", rappelait justement Gilberte Brossolette.


Les femmes deviennent électrices et éligibles, dans les mêmes conditions que les hommes.


 

29 avril 1945 : un moment de joie, et de justice


Lors des élections municipales de 1945, des millions de femmes se rendent pour la première fois aux urnes.


Certaines, comme Sœur Marie-Thérèse, se souviennent de l’émotion du trajet jusqu’au bureau de vote.


D’autres, comme Françoise Giroud, se rappellent la stupeur de celles qui se demandaient "comment voter" et comment s’organiser entre enfants, repas et devoir civique.


Mais ce jour-là, la démocratie s’est élargie.


Pour la première fois, les citoyennes ont pu "donner leur avis".


Pour la première fois, elles ont été reconnues comme des êtres humains à part entière.

 



Women First revient sur Instagram !



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