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LA NEWS DE WOMEN FIRST #211

2 sept.
7 min de lecture


Le thème de la semaine

Mode : pourquoi les femmes restent-elles écartées des postes créatifs les plus convoités ? 👗

Le constat est frappant : parmi les 21 grandes maisons ayant changé de direction artistique entre 2024 et 2025, 16 ont recruté un homme, soit 76%.


Alors que les femmes sont nombreuses à faire vivre l’industrie de la mode, elles restent encore largement minoritaires lorsqu’il s’agit d’accéder aux postes les plus prestigieux.

 

Ce mercato très masculin est une situation loin d’être nouvelle.


Après les grandes couturières du début du XXe siècle, les figures masculines ont progressivement occupé le devant de la scène.


Quelques femmes ont néanmoins réussi à atteindre les plus hauts postes.


Virginie Viard a ainsi pris la direction artistique de Chanel en 2019, tandis que Maria Grazia Chiuri était devenue, dès 2016, la première femme à diriger la création chez Dior.


Cette dernière, née au début des années 1960, avait notamment placé les questions féministes au cœur de son travail.


Lors de son défilé automne-hiver 2020, plusieurs messages consacrés à la place des femmes avaient ainsi occupé une place centrale.


Mais en 2025, Virginie Viard comme Maria Grazia Chiuri ont été remplacées par des hommes, dont l’un avait 20 ans de moins que celle à laquelle il succédait.

 


L’expérience ne suffit pas toujours à ouvrir les portes


Les créatrices expérimentées continuent pourtant d’occuper des postes importants, mais plus souvent au sein de maisons de taille petite ou intermédiaire.


Maria Grazia Chiuri a ainsi rejoint une nouvelle maison en octobre 2025, après une collection célébrant les 100 ans de cette dernière en février 2025.


Même constat pour plusieurs créatrices reconnues :

👉 Sarah Burton, née en 1974, a poursuivi sa carrière dans une autre maison après avoir passé de nombreuses années chez McQueen

👉 Louise Trotter, née en 1969, a pris la succession de Matthieu Blazy, né en 1984, lorsqu’il a été appelé à diriger Chanel


À l’inverse, les hommes accèdent régulièrement plus jeunes aux postes les plus stratégiques : les nombreux directeurs artistiques masculins cités parmi les nominations de 2025 ont tous moins de 50 ans.


En 2023, un grand groupe de luxe s’était même retrouvé avec une équipe de créateurs 100% masculine, déclenchant de nombreuses critiques.

 


Quelques nominations commencent malgré tout à faire bouger les lignes


Des exceptions existent.


Meryll Rogge, née en 1984, a ainsi accédé à la direction artistique d’une grande maison après avoir notamment créé 2 marques indépendantes.


Autre signal encourageant : le 21 octobre 2025, Grace Wales Bonner, née en 1990, a été choisie pour prendre la tête des collections masculines d’Hermès.


Elle succède à Véronique Nichanian, qui occupait cette fonction depuis 38 ans.


Dans la même maison, Nadège Vanhée dirige le prêt-à-porter féminin depuis 2014 et doit également développer une ligne de haute couture dont la première collection est attendue en 2027, tout comme celle de Grace Wales Bonner.


Le symbole est fort : les femmes ne manquent ni de talent, ni d’expérience, ni de créativité.

Mais dans la mode comme dans de nombreux secteurs, elles semblent encore devoir attendre plus longtemps que leurs homologues masculins pour accéder aux postes les plus convoités.


Et lorsqu’il devient plus simple pour une femme de créer sa propre entreprise que d’être choisie pour en diriger la création, la question du plafond de verre reste pleinement d’actualité.


La news de la semaine

Maternité et carrière : pourquoi les femmes paient-elles encore le prix fort ? 👶


Mises à l’écart, promotions freinées, responsabilités réduites, pertes de revenus…


Malgré les progrès réalisés en matière d’égalité professionnelle, l’arrivée d’un enfant continue d’avoir des conséquences importantes sur la carrière des femmes.


Un phénomène désormais bien identifié : la « pénalité maternelle ».

 


Une grossesse qui peut encore freiner une carrière


À 35 ans, une consultante raconte avoir progressivement été écartée des missions à mesure que sa grossesse devenait visible.


Une autre salariée a vu ses responsabilités réduites seulement 15 jours après l’annonce de sa grossesse.


Un poste équivalent au sien a été créé et elle a dû former la personne chargée de reprendre ses fonctions.


Après 9 ans dans la même structure, elle a finalement quitté son emploi.


Ces situations ne sont pas isolées : mises au placard, refus de promotion ou licenciements peuvent encore accompagner la grossesse et le retour de congé maternité.

 


Une pénalité financière qui dure plusieurs années


Les conséquences sont aussi très concrètes sur les revenus :

👉 L’année de la maternité, les femmes connaissent une perte d’environ 40% de leur revenu salarial total

👉 Au cours des 10 années suivantes, la baisse reste de l’ordre de 30%

👉 Pour les pères, l’arrivée d’un enfant n’entraîne pas de diminution comparable des revenus


Cette pénalité touche tous les milieux professionnels, mais davantage encore les femmes aux revenus les plus faibles et les moins qualifiées, plus susceptibles d’interrompre leur activité faute de solution de garde.


 

Des « choix » professionnels encore largement contraints


Pour certaines femmes, la maternité entraîne aussi une forme d’autocensure : elles renoncent à des postes pourtant accessibles, jugés incompatibles avec leur vie familiale.


Une professionnelle de 37 ans raconte ainsi avoir essayé de tout mener de front depuis la naissance de son premier enfant en 2018.


Après plusieurs années difficiles et la naissance de son 2e enfant, elle a finalement choisi un poste administratif, mettant son évolution professionnelle entre parenthèses malgré 7 années d’études.


Elle espère renouer avec sa carrière dans 3 ans, lorsque son plus jeune enfant entrera à l’école primaire.


Derrière ces décisions présentées comme individuelles se cachent encore souvent une charge parentale déséquilibrée, un manque de flexibilité professionnelle et des normes sociales persistantes.


La maternité ne devrait pas obliger les femmes à choisir entre ambition professionnelle et vie familiale.


Faire de la parentalité un véritable sujet d’égalité professionnelle reste donc plus que jamais nécessaire.


Le focus de la semaine

Le Manuel de la jeune mariée 1957 : quand les conseils d’hier font rire… et réfléchir ! ⬇️


À l’aube de leur mariage, cinq jeunes femmes se plongent dans un manuel de bonnes convenances censé leur apprendre à devenir… de parfaites épouses.


Parler d’une voix neutre, s’hydrater correctement, savoir gérer son budget courses, ne pas exprimer ses contrariétés, choisir la viande chez le boucher, tenir son intérieur…


En 1957, le mode d’emploi de la « bonne épouse » ne manquait pas de recommandations !

📍 Théâtre La Bruyère - 5 Rue la Bruyère, 75009 Paris

🎭 Le Manuel de la jeune mariée 1957

📆 Du mercredi au dimanche - 26 août au 31 décembre 2026

 

Mais derrière ces conseils parfois absurdes, le spectacle raconte aussi cinq femmes, cinq parcours et cinq façons d’envisager leur vie à venir.


Au fil des pages du fameux manuel, elles se dévoilent peu à peu et racontent leurs rencontres, leurs souvenirs, leurs doutes et leurs espoirs.


Le tout en musique, en chansons et avec une bonne dose d’ironie.


Écrit et mis en scène par Virginie Lemoine, Le Manuel de la jeune mariée 1957 nous replonge dans une époque où l’on expliquait encore aux femmes comment parler, se comporter, tenir leur foyer… et surtout comment être une « bonne épouse ».


Un spectacle drôle, tendre et délicieusement décalé, qui nous rappelle surtout le chemin parcouru depuis 1957 ; et la liberté que nous devons à celles qui nous ont précédées.


Parce que rire des injonctions d’hier, c’est aussi mesurer tout ce qui a changé depuis. ✨


Dans ce cadre, les membres du Women First Club auront la possibilité de se voir offrir des places pour assister au spectacle et partager ensemble ce moment aussi drôle que stimulant.


 

Le Manuel de la jeune mariée 1957 : cinq femmes, un manuel, une époque… et beaucoup de choses à dire sur la nôtre.

 


La presse en parle


👉 Le Parisien

« Une mise en scène joyeuse et colorée avec cinq comédiennes aussi drôles qu’émouvantes. »

👉 L’Affiche

« C’est plus que réussi, c’est du haut vol, bravo ! »

👉 La Provence

« On est saisi par le cœur ! »

👉  Fantaisies Culturelles

« Une pièce aussi divertissante que touchante. »

👉 Le Billet de Bruno

« Une pépite de rire sous couvert de satire. À ne surtout pas rater ! »


Post LinkedIn of the week "Women First"

 

La française Blandine L’hirondel remporte l’UTMB 2026 🏃‍♀️‍➡️

      


Elle bat également le record de l'épreuve en 21 heures et 54 minutes...


Et son histoire est aussi impressionnante que sa victoire !


Blandine L’hirondel n’était pas destinée à devenir l’une des meilleures traileuses du monde.

 


Interne en médecine et championne du monde


Étudiante en médecine 🔬, elle découvre véritablement la course à pied lorsqu’elle part effectuer son internat de gynécologie-obstétrique à La Réunion 974 💪.


Elle ne connaît alors même pas le mot « trail ».


À 25 ans, en 2016, elle participe à sa première course 🏆.


Son potentiel apparaît presque immédiatement.


Elle passe de 0 à 100 km en moins de 7 mois ! 🚀


3 ans plus tard, en 2019, elle devient championne du monde de trail.


Elle persévère et continue de performer.

 


Son palmarès

🏆 Championne du monde 2019

🏆 Championne du monde 2022

🏆 Vainqueure de la Diagonale des Fous 2025

🏆 Vainqueure de l’UTMB 2026

Une ascension fulgurante qui ne s’explique pas uniquement par le travail.

 


Blandine L'Hirondel

« Prendre soin de soi, c’est la clé pour durer. »

 


Des qualités physiologiques rares


Ses entraîneurs ont identifié chez elle :

1- Une résistance exceptionnelle à la fatigue

2- Une forte tolérance à la douleur

3- Un premier seuil ventilatoire particulièrement élevé


Mais ce qui rend son parcours encore plus singulier est ailleurs.


Blandine L’hirondel n’a jamais voulu être uniquement une athlète.

 


Ultra-traileuse et médecin


Blandine est aussi médecin gynécologue-obstétricienne et spécialisée dans la santé des sportives.


Elle souhaite contribuer au développement de la gynécologie du sport et à une meilleure prise en compte des spécificités physiologiques des femmes dans la performance sportive : « la gynécologie sportive ».


 

Ses objectifs


👉 Promouvoir la pratique sportive chez les femmes à tous les âges

👉 Déconstruire les idées reçues (« courir abîme le périnée », « le sport est dangereux pendant la grossesse »)

👉 Sensibiliser à l’importance d’adapter la prise en charge aux spécificités hormonales et métaboliques féminines, dans un contexte où trop peu d’études sont réalisées chez les femmes


 

Question subsidiaire


Son histoire pose finalement une question qui dépasse largement le sport :

Combien de femmes possèdent un potentiel exceptionnel sans jamais avoir rencontré l’environnement, l’opportunité ou la personne qui permettra de le révéler ?


Bravo Blandine L'Hirondel 👏


1ère Française à remporter l'UTMB depuis 10 ans 🇫🇷




Women First revient sur Instagram !



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