LA NEWS DE WOMEN FIRST #206
- il y a 6 jours
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Le thème de la semaine
Santé mentale des jeunes filles : les signaux d’alerte continuent de grimper ⚠️
Les chiffres sont difficiles, mais ils méritent d’être regardés en face.
Les hospitalisations liées à des gestes auto-infligés ; tentatives de suicide ou automutilations ; continuent d’augmenter chez les adolescentes et les jeunes femmes.
En 2025, un peu plus de 84.000 personnes âgées de 10 ans ou plus ont été hospitalisées au moins une fois pour ce motif en soins somatiques.
Parmi elles, 64% sont des femmes, un ratio stable depuis 2021.
Les jeunes femmes particulièrement touchées 📈
Rapporté à la population, le taux d’hospitalisation atteint :
- 170 pour 100.000 femmes
- contre 101 pour 100.000 hommes
Ces taux ont augmenté de 2% en 2025 par rapport à 2024.
Mais la hausse est surtout portée par les plus jeunes.
Chez les femmes de moins de 30 ans, le taux atteint 311 pour 100.000 en 2025, contre 185 auparavant, soit une hausse de 68%.
La situation est encore plus marquée chez les 10-19 ans : leur taux d’hospitalisation atteint 482 pour 100.000 en 2025.
C’est le niveau le plus élevé de toutes les tranches d’âge et de tous les sexes.
Ce taux avait déjà fortement progressé entre 2020 et 2021 avec une hausse de 56%, puis encore entre 2023 et 2024 avec +16%. En 2025, la hausse se poursuit, à +4%.
Une tendance installée depuis plusieurs années 🧩
Cette évolution ne sort pas de nulle part.
La dégradation de la santé mentale des adolescentes et des jeunes femmes est observée depuis le milieu des années 2010, puis s’est nettement accentuée après la crise sanitaire de 2020.
Les taux moyens de 2024-2025 progressent de +9% chez les femmes par rapport à la moyenne 2021-2023, contre +4% chez les hommes.
Chez les hommes de moins de 30 ans, les gestes auto-infligés restent moins fréquents, mais augmentent aussi : pour la deuxième année consécutive, le taux progresse de plus de 10% chez les 10-19 ans et de plus de 5% chez les 20-29 ans.
Après 30 ans, des tendances différentes 🔍
Chez les 30-59 ans, les baisses observées entre 2012 et 2022 semblent s’infléchir, avec un plancher de 117 pour 100.000 chez les hommes et de 129 pour 100.000 chez les femmes.
Chez les personnes de 60 ans ou plus, le taux féminin poursuit sa baisse : 72 pour 100.000, soit -3% par rapport à 2024.
Chez les hommes, il reste stable à 59 pour 100.000.
Autre contraste important : les décès par suicide restent plus nombreux chez les hommes, mais les hospitalisations pour gestes auto-infligés concernent davantage les femmes, notamment les plus jeunes.
Ce qu’il faut retenir ✨
Ces chiffres ne sont pas seulement des statistiques.
Ils racontent une souffrance psychique qui s’installe, en particulier chez les adolescentes et les jeunes femmes.
Parler de santé mentale, ce n’est donc pas “dramatiser”.
C’est prendre au sérieux des signaux qui se répètent, s’amplifient et demandent des réponses concrètes : prévention, écoute, accès aux soins, soutien dans les familles, les écoles, les universités et les lieux de vie.
Parce qu’une génération qui va mal ne doit jamais devenir un angle mort.
La news de la semaine
Marathon : les femmes résistent mieux au fameux “mur des 30 km” 🏃♀️
Courir 42,195 km, c’est déjà une sacrée idée.
Mais dans un marathon, il y a un moment que beaucoup redoutent : le fameux “mur des 30 km”.
Ce passage où le corps commence à dire : “On en parle ou pas ?”
Une étude menée sur 873.334 personnes ayant terminé le marathon de Berlin entre 1999 et 2025 montre que les femmes gèrent mieux ce cap que les hommes.
Les hommes ralentissent davantage 📉
Les chercheurs ont comparé les allures entre la première et la deuxième moitié du marathon.
Résultat : 17,6% des hommes voient leur vitesse diminuer de plus de 20% sur la seconde moitié de course, contre seulement 9,6% des femmes.
Autrement dit, les hommes sont presque deux fois plus nombreux à subir un vrai décrochage.
Et la tendance se confirme dans les derniers kilomètres : sur les 5 derniers kilomètres, les hommes ralentissent en moyenne de 18%, contre 13% pour les femmes.
Une question d’énergie… et de stratégie ⚡
Après environ 2 heures d’effort, les réserves en glucides sont largement entamées.
Pour beaucoup de coureurs, cela correspond à peu près à la mi-course.
L’organisme doit alors davantage utiliser les graisses pour produire de l’énergie.
Or celles-ci sont plus longues à mobiliser.
Les femmes semblent mieux utiliser leurs lipides dès le début de l’effort, ce qui leur permettrait de préserver plus longtemps leurs réserves de glycogène.
Mais la physiologie ne fait pas tout.
Partir moins vite, finir plus fort 🧠
L’étude met aussi en lumière une différence de gestion de course.
Les hommes auraient davantage tendance à se surestimer, à partir trop vite et à adopter
une stratégie plus risquée.
Les femmes, elles, maintiennent généralement une allure plus régulière.
Plus de la moitié des femmes n’ont pas ralenti de manière significative pendant la course, contre seulement un tiers des hommes.
Et sur marathon, la régularité est une vraie force : les changements de rythme coûtent cher en énergie, surtout sur une distance aussi longue.
Un écart qui persiste même chez les meilleurs 🏁
Ce phénomène ne concerne pas uniquement les coureurs amateurs.
L’écart entre femmes et hommes persiste dans toutes les catégories de performance, y compris chez les coureurs les plus rapides, ceux qui terminent en moins de 3 heures.
Curieusement, la perte de vitesse est moins marquée, en proportion, chez les personnes qui terminent le marathon en plus de 4 heures.
Formez-vous aux fondamentaux de la gouvernance et préparez-vous à prendre, légitimement, votre place au board avec Women First Board Member.
Le focus de la semaine "MUST READ"
[HISTOIRE VRAIE]
Refusant de se soumettre aux diktats imposés aux femmes en Iran 🇮🇷, notamment le port du hijab, Saman décide de ne pas rentrer dans son pays après une compétition internationale en Espagne.
Saman Soltani prend une décision qui va changer sa vie : ne plus rentrer en Iran pour rester libre 🚣♀️
Saman Soltani fait partie de ces parcours qui rappellent que le sport peut être bien plus qu’une performance.
Athlète olympique en canoë-kayak de vitesse, elle a participé aux Jeux Olympiques de Paris 2024 au sein de l’Équipe olympique des réfugiés.
Son histoire est marquée par la résilience, la discipline et une conviction forte : le passé ne définit pas l’avenir.
Une trajectoire entre sport, exil et reconstruction 🌍
Originaire d’Iran, Saman Soltani s’est reconstruite en Europe à partir de 2022.
Plusieurs fois championne nationale, médaillée d’argent aux Championnats d’Asie U23, puis sélectionnée pour Paris 2024, elle poursuit aujourd’hui un nouvel objectif : participer aux Jeux Olympiques de Los Angeles 2028.
Son parcours raconte à la fois l’exigence du haut niveau, la capacité à traverser l’incertitude et la force de se réinventer.
Transformer l’expérience en transmission 💪
Au-delà de sa carrière sportive, Saman Soltani veut aujourd’hui utiliser sa voix pour inspirer.
Elle intervient autour de sujets clés : force mentale, confiance, résilience, dépassement de l’adversité, performance sous pression, motivation, identité, vision, imagination, leadership personnel et capacité à naviguer dans le changement.
Son objectif : aider les individus, les équipes et les organisations à renforcer leur leadership, construire des collectifs plus résilients et mieux transformer la pression en performance.
Le sport comme école du leadership 🚀
Ce que Saman transmet, ce sont les leçons très concrètes du sport de haut niveau : garder le cap, décider sous pression, exécuter avec précision, se relever après les difficultés et continuer à croire en sa trajectoire.
Elle le résume à travers une idée simple : le sport lui a donné une voix.
Aujourd’hui, elle veut s’en servir pour aider d’autres personnes à libérer leur potentiel.
Et dans cette nouvelle étape, elle regarde aussi vers celles et ceux qui ont réussi à construire un leadership au-delà de leur carrière sportive.
Inspirez-vous en rencontrant des rôles modèles ou femmes aux responsabilités en intégrant le Women First Club ?
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Le 1er juillet 2018, il y a 8 ans, Simone Veil devenait la cinquième femme à entrer au Panthéon. ⬇️
Elle fit son entrée aux côtés de son époux, Antoine Veil.
𝗨𝗻𝗲 𝗿𝗲𝗰𝗼𝗻𝗻𝗮𝗶𝘀𝘀𝗮𝗻𝗰𝗲 𝗲́𝗺𝗼𝘂𝘃𝗮𝗻𝘁𝗲… 𝗲𝘁 𝗰𝗼𝗹𝗹𝗲𝗰𝘁𝗶𝘃𝗲
« La France aime Simone Veil », déclara Emmanuel Macron lors de la cérémonie d’hommage.
Et c’est au nom de tous les Français qu’il annonça son entrée au Panthéon, un an après son décès.
Portés par la Garde républicaine, les cercueils de Simone et Antoine Veil, drapés de bleu ; couleur de la paix et de l’Europe ; ont traversé la rue Soufflot sous les applaudissements.
𝗨𝗻𝗲 𝘃𝗶𝗲 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗺𝗯𝗮𝘁𝘀, 𝗺𝗮𝗿𝗾𝘂𝗲́𝗲 𝗮̀ 𝗷𝗮𝗺𝗮𝗶𝘀
Déportée à Auschwitz à 16 ans, marquée à vie par le matricule 78651 qu’elle fit graver sur son épée d’académicienne, Simone Veil n’a jamais cessé de lutter pour la dignité humaine.
Rescapée de la Shoah, magistrate, ministre, présidente du Parlement européen…
Elle reste surtout dans les mémoires pour son combat de 1974 en faveur de la légalisation de l’IVG.
La « loi Veil » incarne un tournant dans l’histoire des droits des femmes en France.
𝗨𝗻𝗲 𝗳𝗲𝗺𝗺𝗲 𝗽𝗮𝗿𝗺𝗶 𝗹𝗲𝘀 𝗴𝗿𝗮𝗻𝗱𝗲𝘀 𝗳𝗶𝗴𝘂𝗿𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗥𝗲́𝗽𝘂𝗯𝗹𝗶𝗾𝘂𝗲
Élue à l’Académie française, présidente de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, Simone Veil a incarné toute sa vie l’exigence morale, la résilience et l’espoir.
Son entrée au Panthéon consacre une femme d’exception, boussole de la conscience française, à la croisée de trois grands combats : la mémoire, les droits des femmes et l’Europe.
Women First revient sur Instagram !
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