LA NEWS DE WOMEN FIRST #210
- il y a 21 heures
- 6 min de lecture

Le thème de la semaine
Faut-il vraiment fusionner la direction des ressources humaines et la direction technique ? 🤖
Avec l’essor de l’intelligence artificielle, les frontières entre technologie, organisation du travail et ressources humaines deviennent de plus en plus floues.
Pourtant, malgré les investissements et les expérimentations, de nombreuses entreprises peinent encore à transformer l’IA en gains de productivité et en création de valeur.
Alors, faut-il confier les RH et la technologie à une seule et même personne ?
La fusion ne garantit pas la transformation
Regrouper les directions RH et technique peut permettre de rapprocher l’innovation technologique de son adoption par les collaborateurs.
Mais modifier un organigramme ne suffit pas.
L’enjeu principal consiste surtout à faire travailler ensemble les RH, la technologie, la finance, les opérations et les autres fonctions autour d’objectifs communs.
Dans une grande enseigne, cette collaboration transversale a notamment permis de déployer une technologie de suivi des stocks dans 150 boutiques, avec l’objectif d’équiper la moitié du réseau avant la fin de l’année.
D’autres entreprises préfèrent créer des comités de pilotage réunissant plusieurs métiers plutôt que de fusionner leurs directions.
L’IA transforme les tâches avant de transformer les métiers
Regrouper les directions RH et technique peut permettre de mieux rapprocher l’innovation technologique de son adoption par les collaborateurs.
Mais modifier un organigramme ne suffit pas.
L’enjeu consiste surtout à faire collaborer plusieurs fonctions autour d’objectifs communs :
👉 Les RH et la technologie
👉 La finance et les opérations
👉 Les autres métiers concernés par la transformation
Dans une grande enseigne, cette coopération transversale a notamment permis de déployer une technologie de suivi des stocks dans 150 boutiques, avec l’objectif d’équiper la moitié du réseau avant la fin de l’année.
D’autres entreprises choisissent plutôt de créer des comités de pilotage réunissant plusieurs métiers, sans fusionner leurs directions.
Les priorités doivent guider l’organisation
Avant toute fusion, les entreprises doivent clarifier leur objectif : gagner en efficacité, améliorer l’expérience collaborateur ou accélérer l’innovation.
Elles peuvent ensuite fixer des résultats mesurables, comme augmenter la productivité de 50% en 2 ans, avec des responsabilités et des indicateurs clairement définis.
Alors que l’expérience collaborateur devient parfois 100% numérique, le rapprochement entre RH et technologie paraît inévitable.
La fusion ne l’est pas.
L’essentiel est de construire une organisation plus humaine, plus réactive et capable de transformer l’IA en valeur.
La news de la semaine
5 étapes pour rendre son marketing plus efficace grâce à l’IA ! 🚀
Personnalisation, automatisation, analyse des données, optimisation des campagnes…
L’intelligence artificielle transforme en profondeur les pratiques marketing et offre aux entreprises de nouvelles possibilités pour mieux comprendre leurs clients, gagner du temps et améliorer leur retour sur investissement.
Mais face à la multiplication des usages, comment passer de la curiosité à une intégration réellement efficace ?
1. Mieux connaître ses clients grâce aux données
L’IA analyse les données issues des différents points de contact - comportements, préférences et interactions - pour faire émerger des tendances difficiles à repérer.
L’analyse prédictive permet ensuite d’anticiper les besoins, de mieux cibler les campagnes et d’améliorer leur efficacité.
2. Personnaliser les expériences à grande échelle
L’IA adapte en temps réel les recommandations, les e-mails et les publicités à chaque utilisateur.
Cette personnalisation, présentée notamment dans « Marketing 5.0 » en 2022, renforce l’engagement et améliore les taux de conversion.
3. Automatiser pour se concentrer sur l’essentiel
Envoi d’e-mails, campagnes PPC - Pay Per Click - ou création de contenus : l’IA peut automatiser de nombreuses tâches répétitives.
Les équipes marketing peuvent ainsi se concentrer sur les missions stratégiques, créatives et à forte valeur ajoutée.
4. Optimiser les campagnes en temps réel
L’IA peut tester plusieurs versions d’une campagne et identifier rapidement la plus performante.
Les tests A/B et l’analyse continue permettent d’ajuster les campagnes et de mieux investir les budgets marketing.
5. Mesurer et améliorer en continu
L’IA facilite le suivi des résultats et peut révéler des corrélations difficiles à identifier à l’œil humain.
Une publication parue en 2023 dans le n° 112 de « Décisions Marketing » souligne toutefois les enjeux humains et organisationnels liés à l’explicabilité de ses résultats.
Pour réussir, les entreprises doivent analyser leurs processus, former leurs équipes, tester les usages et organiser des retours d’expérience réguliers.
L’IA accélère l’analyse, mais la créativité et l’imagination restent les meilleurs atouts des équipes marketing.
Le focus de la semaine
Women First Board Member
Les fondamentaux de la gouvernance pour préparer les dirigeantes à prendre leur place dans les conseils d’administration ! 🚀
Accéder à un conseil d’administration ne repose pas uniquement sur l’expérience ou l’expertise.
Il faut aussi en comprendre les codes, maîtriser les fondamentaux de la gouvernance et adopter une nouvelle posture : celle d’une administratrice capable de contribuer aux décisions stratégiques sans se substituer aux équipes exécutives.
C’est pour accompagner les dirigeantes dans cette évolution que nous avons créé Women First Board Member.
Passer d’une posture exécutive à une posture d’administratrice
Le parcours s’appuie d’abord sur un bootcamp d’1 journée en présentiel, limité à 10 participantes et organisé autour de 4 modules complétés par des cas pratiques.
Au programme :
👉 La posture et les différentes catégories d’administrateurs
👉 Le fonctionnement des conseils et de leurs comités
👉 La responsabilité civile et pénale des administrateurs
👉 Les grands équilibres financiers
👉 Les spécificités des SA, des SAS, des entreprises cotées, des start-up, des scale-up, des PME, des ETI familiales et des filiales de groupes
👉 Les transformations de la gouvernance au cours des 15 dernières années, notamment sous l’effet des évolutions réglementaires, de l’IA et des enjeux cyber
Les prochaines sessions se dérouleront à Paris 8e les 27 octobre, 27 novembre et 3 décembre 2026.
Apprendre auprès de femmes qui siègent déjà
Parce que la gouvernance ne s’apprend pas uniquement dans les textes, Women First Board Member comprend également 3 webinaires d’1 heure avec des administratrices et présidentes en exercice.
Ces échanges permettront de répondre à 3 questions très concrètes :
👉 Quels profils les conseils d’administration recherchent-ils aujourd’hui ?
👉 Comment décrocher ses premiers mandats d’administratrice indépendante ?
👉 Comment construire une trajectoire vers la présidence d’un conseil ?
Le parcours s’adresse aussi bien aux dirigeantes qui préparent leur premier mandat qu’à celles qui souhaitent consolider leur posture d’administratrice.
Développer son réseau autour de la gouvernance au féminin
Le parcours inclut également une soirée Women First Club consacrée à la gouvernance au féminin, organisée le 29 septembre 2026 de 19h à 22h à Paris.
Une conférence suivie d’un cocktail dînatoire réunira 250 personnes autour de témoignages, de conseils concrets et de rencontres entre dirigeantes, administratrices et personnalités engagées dans la féminisation des conseils d’administration.
Au total, le parcours réunit donc :
👉 1 bootcamp d’1 journée et 4 modules
👉 3 webinaires d’expertes de 1 heure
👉 1 soirée Women First Club de 19h à 22h
Les inscriptions sont limitées à 36 places.
Post LinkedIn of the week "Women First"
Le 31 juillet 1971, il y a 55 ans, Simone de Beauvoir et Gisèle Halimi créaient « Choisir la cause des femmes » ! ⬇️
Gisèle Halimi et Simone de Beauvoir ont fondé ce mouvement « Choisir » peu après le « 𝗺𝗮𝗻𝗶𝗳𝗲𝘀𝘁𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝟯𝟰𝟯 ».
Jean Rostand (Académicien), Christiane Rochefort (Romancière) et Jacques Monod (Prix Nobel de médecine) furent également à l'origine de cette association.
𝗢𝗯𝗷𝗲𝗰𝘁𝗶𝗳𝘀 𝗶𝗻𝗶𝘁𝗶𝗮𝘂𝘅 𝗱𝗲 𝗹'𝗮𝘀𝘀𝗼𝗰𝗶𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻
👉 L’éducation sexuelle et la contraception libre et gratuite
👉 L’abrogation de la loi répressive de 1920, qui condamne l’avortement
👉 La défense gratuite des femmes poursuivies pour avortement
En octobre 1972, « Choisir » soutient Marie-Claire Chevalier, jeune fille de 16 ans, est jugée pour avoir fait le choix d'avorter.
Suivent "les procès" de Bobigny, montrant l'injustice de la législation en vigueur.
3 ans plus tard, en 1975, la loi légalisant l'interruption volontaire de grossesse est promulguée en France, défendue par Simone Veil.
𝗟𝗲 𝗽𝗿𝗲𝗺𝗶𝗲𝗿 𝗽𝗿𝗼𝗰𝗲̀𝘀 𝗱𝗲 𝗕𝗼𝗯𝗶𝗴𝗻𝘆 (𝗼𝗰𝘁𝗼𝗯𝗿𝗲 𝟭𝟵𝟳𝟮)
𝑀𝑎𝑟𝑖𝑒-𝐶𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒 𝐶ℎ𝑒𝑣𝑎𝑙𝑖𝑒𝑟, 𝑢𝑛𝑒 𝑗𝑒𝑢𝑛𝑒 𝑓𝑖𝑙𝑙𝑒 𝑜𝑟𝑑𝑖𝑛𝑎𝑖𝑟𝑒
En 1972, Marie-Claire Chevalier, 16 ans, vit à Neuilly-Plaisance (93) avec sa mère, Michèle, et ses deux sœurs.
Après avoir été violée, Marie-Claire tombe enceinte et décide de se faire avorter, soutenue par sa mère et des collègues de celle-ci.
L'avortement clandestin entraîne des complications, mais elle est hospitalisée à temps.
L'affaire prend une tournure dramatique lorsqu'elle est dénoncée à la police par son agresseur.
Inculpée avec ses soutiens, le procès de Marie-Claire devient emblématique de la lutte pour les droits des femmes.
Gisèle Halimi, avocate renommée, défend les accusées, soulignant les inégalités sociales face à l'avortement : les femmes aisées avortent à l'étranger en sécurité, tandis que celles des milieux modestes risquent leur vie et des poursuites judiciaires.
Le 11 octobre 1972, le procès de Marie-Claire, tenu à huis clos, bénéficie d'un soutien massif des militants.
Malgré la confidentialité de l'audience, des manifestations se tiennent à l'extérieur du tribunal, réclamant la libération de Marie-Claire.
Halimi insiste sur la jeunesse et la situation précaire de Marie-Claire, dénonçant l'injustice sociale.
𝗥𝗲𝗹𝗮𝘅𝗲 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗠𝗮𝗿𝗶𝗲-𝗖𝗹𝗮𝗶𝗿𝗲
La relaxe de Marie-Claire est perçue comme un verdict courageux et novateur, largement médiatisé.
Ce procès marque une avancée significative pour les droits des femmes en France, illustrant la lutte pour l'égalité sociale et la justice pour tous, indépendamment de leur origine ou condition.
Dès 1974, les objectifs de 𝗖𝗵𝗼𝗶𝘀𝗶𝗿 s’étendent au statut général de la femme dans la société avec la lutte :
👉 Pour l’égalité professionnelle
👉 Pour une meilleure représentation des femmes dans la vie publique
👉 Contre le viol, les violences physiques et morales et les schémas culturels sexistes
Women First revient sur Instagram !
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