LA NEWS DE WOMEN FIRST #219

Le thème de la semaine
7 pratiques pour bâtir une équipe toujours meilleure 🚀
Pourquoi certaines équipes progressent-elles beaucoup plus vite que les autres ?
Une étude menée auprès de plus de 6.000 professionnels de secteurs très différents a identifié les pratiques communes aux équipes les plus performantes.
Leur point commun : elles ne cherchent pas seulement à obtenir de bons résultats aujourd’hui.
Elles organisent leur fonctionnement pour continuer à apprendre, s’adapter et progresser dans le temps.
1. Expérimenter davantage
Les meilleures équipes testent de nouvelles approches, même lorsque tout fonctionne déjà.
👉 Elles expérimentent 50% plus souvent que les équipes moyennes
👉 Elles sont 30% plus disposées à essayer de nouvelles choses
👉 Et 39% plus à l’aise avec la prise de risques
Leurs dirigeants sont également 3 fois plus susceptibles de valoriser une prise de risque intelligente, même lorsqu’elle ne produit pas immédiatement le résultat attendu.
2. Rendre la curiosité contagieuse
Les meilleurs leaders ne prétendent pas avoir toutes les réponses.
Ils sont 33% plus susceptibles de reconnaître qu’il leur manque certaines informations.
Ils sont aussi :
👉 56% plus susceptibles de poser des questions pertinentes
👉 53% plus susceptibles de montrer un réel intérêt pour ce que leurs collaborateurs peuvent leur apprendre
L’objectif : créer une équipe où chacun peut apprendre de chacun.
3. Demander régulièrement : « Sur quoi bloquez-vous ? »
Les meilleures équipes ne consacrent pas uniquement leurs réunions à ce qui va bien.
Leurs dirigeants sont 43% plus susceptibles de mettre les problèmes et les obstacles au centre des échanges.
Identifier rapidement les blocages permet de les traiter lorsqu’ils sont encore petits et de transformer une difficulté individuelle en problème collectif à résoudre.
4. Retrousser ses manches
Les meilleurs managers ne se contentent pas de superviser.
Ils restent proches du terrain, participent au travail et comprennent concrètement les difficultés rencontrées par leurs équipes.
L’enjeu n’est pas de micromanager, mais de rester suffisamment impliqué pour détecter les obstacles, aider les collaborateurs à progresser et montrer que certaines tâches ne sont pas réservées aux autres.
5. Faire du feed-back un soutien
Dans les équipes les plus performantes, 90% des collaborateurs considèrent que les retours de leur manager les aident à progresser sans les dévaloriser.
Et c’est essentiel : une analyse portant sur plus de 600 études montre que, dans plus d’un tiers des cas, un mauvais feed-back peut au contraire faire baisser la performance.
Le bon réflexe : considérer les erreurs comme des informations permettant de progresser, plutôt que comme des fautes à sanctionner.
6. Encourager le développement, même au-delà de l’entreprise
Les meilleurs dirigeants soutiennent la progression personnelle de leurs collaborateurs, même lorsqu’elle ne bénéficie pas immédiatement à leur équipe.
Les salariés de ces équipes sont :
👉 2 fois plus susceptibles de se sentir soutenus lorsqu’ils annoncent leur départ
👉 3 fois plus susceptibles de rester ensuite en contact avec leur manager
Une relation qui peut continuer à produire de la valeur à travers les recommandations, les réseaux d’anciens ou même de futures réembauches.
7. Donner du sens, pas seulement des objectifs
Enfin, les meilleures équipes comprennent pourquoi leur travail est important.
Les leaders des équipes les plus performantes sont 59% plus efficaces pour aider leurs collaborateurs à relier leur travail à une mission plus large.
Lorsque chacun comprend à quoi il contribue, l’engagement augmente, la collaboration se renforce et l’équipe cherche naturellement à progresser.
La leçon est finalement assez simple : les meilleures équipes ne deviennent pas excellentes uniquement grâce aux talents qu’elles réunissent.
Elles le deviennent parce qu’elles installent une culture où expérimenter, apprendre, parler des problèmes, recevoir du feed-back et progresser font partie du travail quotidien.
La news de la semaine
Contraception masculine : un « stérilet » réversible et sans hormones pourrait voir le jour ♂️
Et si la contraception reposait demain davantage sur les hommes ?
Une équipe française développe un nouveau dispositif de contraception masculine, baptisé STEOM, présenté comme réversible, sans hormones et pouvant être posé en une quinzaine de minutes.
Breveté en 2025, ce prototype doit encore démontrer son efficacité et sa sécurité avant de pouvoir être proposé au public.
Empêcher les spermatozoïdes d’atteindre le sperme
Le dispositif, d’environ 1 centimètre, serait placé sous anesthésie locale sur les canaux déférents, par lesquels circulent les spermatozoïdes.
Son objectif : dévier leur trajet afin qu’ils n’atteignent plus le sperme.
La pose nécessiterait une petite incision et durerait environ 15 minutes, sans points de suture selon l’équipe à l’origine du projet.
Le dispositif pourrait rester efficace pendant au moins 3 ans tout en étant réversible.
Des solutions contraceptives masculines encore très limitées
Aujourd’hui, les hommes disposent principalement du préservatif et de la vasectomie pour contrôler directement leur fertilité.
Cette dernière progresse fortement en France :
👉 2.150 vasectomies réalisées en 2010
👉 32.172 en 2022
👉 57.666 en 2025
Au total, 275.683 vasectomies ont été réalisées entre 2010 et 2025 chez des hommes âgés de 18 à 70 ans.
Dans le même temps, 251.270 IVG ont été réalisées en France en 2024, soit 7.000 de plus qu’en 2023.
L’objectif de ce nouveau dispositif est donc d’offrir une alternative masculine moins définitive que la vasectomie.
Encore plusieurs années avant une éventuelle commercialisation
Le projet reste aujourd’hui au stade expérimental.
Les premiers essais précliniques sur des animaux ont commencé en mai 2026.
Les essais chez l’homme sont envisagés autour de 2030, avec une éventuelle commercialisation plusieurs années plus tard si les résultats démontrent que le dispositif est efficace, réversible et sans conséquence sur la fertilité ou la sexualité.
Une étude menée auprès de 350 hommes montre néanmoins l’intérêt potentiel pour de nouvelles solutions contraceptives masculines.
Car au-delà de l’innovation médicale, le sujet pose une question plus large : comment mieux partager la charge contraceptive entre les femmes et les hommes ?
Le focus de la semaine
Entreprendre après 50 ans : et si l’expérience devenait un avantage compétitif ? 🚀
L’image de l’entrepreneur de 25 ans qui lance sa start-up à la sortie de l’école reste tenace.
Pourtant, de plus en plus de femmes et d’hommes se lancent à 35, 45, 50 ans ou davantage, avec des atouts différents : expérience, réseau, expertise et connaissance approfondie de leur secteur.
À chaque âge, ses forces
Entreprendre ne repose pas sur les mêmes qualités selon le moment de sa carrière.
👉 À 25 ans, l’énergie, la disponibilité et la capacité d’apprentissage peuvent faire la différence
👉 À 35 ou 40 ans, l’expérience permet de mieux comprendre les clients et les dysfonctionnements d’un marché
👉 Après 45 ou 50 ans, l’expertise, la réputation et le réseau deviennent de véritables avantages compétitifs
C’est particulièrement vrai dans des secteurs complexes comme l’industrie, la santé ou l’énergie.
Mais l’expérience n’est réellement utile que si elle reste accompagnée de curiosité et d’une capacité à remettre ses certitudes en question.
Transformer son expérience en opportunité
Après 15, 20 ou 30 ans de carrière, certains professionnels connaissent parfaitement les irritants de leur secteur.
Une procédure trop complexe, un parcours trop lent, une dépense considérée comme inévitable ou une tâche encore réalisée manuellement peuvent devenir le point de départ d’une entreprise.
L’entrepreneur pose alors une question simple : pourquoi continuons-nous à faire comme cela ?
C’est notamment ce qui explique l’émergence de nombreux projets autour de la santé, du vieillissement, de la transition énergétique, de l’inclusion ou encore de la souveraineté numérique.
Mieux accompagner les entrepreneurs expérimentés
L’enjeu est donc de permettre à chacun de transformer ses forces en avantage entrepreneurial.
Les jeunes entrepreneurs peuvent apporter de nouvelles technologies, de nouveaux usages et une forte capacité d’expérimentation.
Les profils plus expérimentés apportent une connaissance fine des marchés, des organisations et des problèmes à résoudre.
Mais après plusieurs décennies de carrière, se lancer nécessite aussi d’avoir accès :
👉 Aux compétences adaptées
👉 Aux financements
👉 Aux réseaux
👉 Aux premiers clients
Et surtout, de multiplier les passerelles entre les générations.
Car les futurs entrepreneurs ne se trouvent pas uniquement dans les écoles ou les laboratoires.
Ils sont aussi parmi ceux qui, après des années d’expérience, savent exactement ce qui ne fonctionne plus… et décident enfin de le changer.
Post LinkedIn of the week "Women First"
[RECORD] : qui sont les 11 femmes au départ de la Route du Rhum 2026 ? ⬇️
En 2026, une nouvelle page devrait s’écrire dans l’histoire de la Route du Rhum :
👉 11 femmes sont annoncées au départ
👉 11 navigatrices
👉 4 classes de bateaux
Un record dans l’histoire de la course !
Car depuis sa création en 1978, jamais la Route du Rhum - Destination Guadeloupe n’avait réuni autant de femmes sur la ligne de départ.
Et cette course rappelle une chose rare dans le sport de haut niveau : ici, les femmes et les hommes s’élancent ensemble.
Il n’y a pas de classement féminin, pas de classement masculin : les femmes et les hommes affrontent le même Atlantique, s’élancent sur la même ligne de départ et visent la même arrivée à Pointe-à-Pitre.
𝗟𝗲𝘀 𝟭𝟭 𝗳𝗲𝗺𝗺𝗲𝘀 𝗮𝘁𝘁𝗲𝗻𝗱𝘂𝗲𝘀 𝗮𝘂 𝗱𝗲́𝗽𝗮𝗿𝘁
ULTIM
👉 Alexia Barrier 🇫🇷
Ocean Fifty
👉 Anne-Claire Le Berre 🇫🇷
IMOCA
👉 Élodie Bonafous 🇫🇷
👉 Francesca Clapcich 🇮🇹🇺🇸
👉 Violette Dorange 🇫🇷
Class40
👉 Aina Bauza 🇪🇸
👉 Sophie Faguet 🇫🇷
👉 Théa Khelif 🇫🇷
👉 Sasha Lanièce 🇫🇷
👉 Pamela Lee 🇮🇪
👉 Djemila Tassin 🇧🇪
𝗤𝘂𝗮𝘁𝗿𝗲 𝗰𝗹𝗮𝘀𝘀𝗲𝘀, 𝗼𝗻𝘇𝗲 𝘁𝗿𝗮𝗷𝗲𝗰𝘁𝗼𝗶𝗿𝗲𝘀
En 𝗨𝗟𝗧𝗜𝗠, Alexia Barrier devrait devenir la première femme engagée dans cette catégorie sur la Route du Rhum, à la barre d’IDEC SPORT - CIC.
Une présence hautement symbolique dans la classe des plus grands trimarans de la course.
👉 1 femme sur 8 engagés.
En 𝗢𝗰𝗲𝗮𝗻 𝗙𝗶𝗳𝘁𝘆, Anne-Claire Le Berre sera la seule femme engagée dans cette classe, à bord d’UpWind by MerConcept.
Une catégorie exigeante, où la maîtrise technique et la précision de trajectoire seront déterminantes.
👉 1 femme sur 10 engagés.
En 𝗜𝗠𝗢𝗖𝗔, Élodie Bonafous, Francesca Clapcich et Violette Dorange incarnent une génération qui s’installe durablement dans l’une des classes les plus exposées de la course au large.
👉 3 femmes sur 22 engagés.
En 𝗖𝗹𝗮𝘀𝘀𝟰𝟬, Aina Bauza, Sophie Faguet, Théa Khelif, Sasha Lanièce, Pamela Lee et Djemila Tassin formeront la plus forte présence féminine de tous les temps dans cette catégorie.
👉 6 femmes sur 49 engagés.
𝗖𝗲 𝗿𝗲𝗰𝗼𝗿𝗱 𝗱𝗲 𝟭𝟭 𝗳𝗲𝗺𝗺𝗲𝘀 𝗿𝗮𝗰𝗼𝗻𝘁𝗲 𝗮𝘂𝘀𝘀𝗶 𝗹𝗲 𝗰𝗵𝗲𝗺𝗶𝗻 𝗽𝗮𝗿𝗰𝗼𝘂𝗿𝘂
👉 En 1978, elles étaient 2 femmes au départ : Aline Marchand et Florence Arthaud
👉 En 1994, aucune femme ne prend le départ
👉 En 2022, elles étaient 7 femmes parmi 138 solitaires
👉 En 2026, elles devraient être 11 sur 118 bateaux !
𝗜𝗹 𝗿𝗲𝘀𝘁𝗲 𝗱𝘂 𝗰𝗵𝗲𝗺𝗶𝗻 𝗮̀ 𝗽𝗮𝗿𝗰𝗼𝘂𝗿𝗶𝗿
C’est un record et un signal fort pour la Route du Rhum 2026, même si la parité reste encore lointaine : avec 11 navigatrices annoncées parmi les 118 participants, les femmes ne devraient représenter que 9,3% du plateau.
La progression est réelle, historique même, mais l’équilibre reste à conquérir dans une course qui, depuis 1978, mêle performance, audace, stratégie et force mentale.
Women First revient sur Instagram !
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