LA NEWS DE WOMEN FIRST #36



L'actualité de la semaine

  1. “Women on Boards”, la nouvelle directive européenne qui impose des quotas de femmes dans les conseils d’administration.

  2. Congé pour arrêt naturel de grossesse : une première en France.

1. “Women on Boards”, la nouvelle directive européenne qui impose des quotas de femmes dans les conseils d’administration.
Dix ans que le dossier traînait dans les tiroirs. Enfin, le mardi 7 juin dernier, la directive "Women on Boards" a été approuvée par le Conseil et le Parlement européens. 🎉

Qu’est-ce que cela signifie ? Que, désormais, les conseils d'administration des entreprises européennes cotées en Bourse seront soumis à des quotas de femmes. L’objectif : compter 33% de femmes au conseil d'administration, ou 40% de femmes parmi les membres non-exécutifs du conseil avant mi-2026.

Une victoire quand on sait que ce texte a longtemps pris la poussière dans les tiroirs de l'administration européenne. Heureusement, après 10 ans de périple juridique, plusieurs pays ont légiféré et ouvert la voie à cette décision européenne. C’est notamment le cas de l’Espagne, l’Italie, l'Allemagne mais aussi la France avec la loi Copé-Zimmermann votée en 2011.

En revanche, l’Europe centrale et de l’Est sont dans le viseur de Bruxelles, avec moins de 10% de femmes au sein des conseils d’administration. La directive européenne entend donc donner un coup de pouce dans la bonne direction pour plus d’égalité et de diversité dans les entreprises.

Un objectif que nous partageons chez Women First, puisque nous favorisons la féminisation des organisations en accompagnant les entreprises des secteurs public et privé.

Ensemble, nous les aidons à attirer et développer les talents féminins à travers plusieurs actions : recrutement, marque employeur, plans de succession, talent review, plan de carrière, coaching individuel et collectif, formations inter/intra entreprise…
Pour en savoir plus, c’est ici 👈

2. Congé pour arrêt naturel de grossesse : une première en France
C’est une décision absolument inédite en France. Pour la première fois, une entreprise met en place un congé de cinq jours pour arrêt naturel de grossesse.

À l’origine de cette mesure innovante, on retrouve l’entreprise Critizr, une application spécialisée dans la gestion des interactions clients pour le secteur du retail. Composée de 100 salariés, l’organisation avait récemment proposé la mise en place d’un congé menstruel pour ses salariées, mettant un point d’honneur à favoriser le bien-être des collaboratrices. Elle continue sur sa lancée en instaurant désormais le congé pour arrêt naturel de grossesse. On vous parle de cette mesure en trois questions.
Le congé pour arrêt naturel de grossesse, qu’est-ce que c’est exactement ?

👉 Il a d’ores et déjà été adopté dans deux autres pays pionniers : le Québec et la Nouvelle-Zélande.

👉 C’est un congé spécifique qui offre cinq jours de congés payés à toutes les employées en cas d'arrêt naturel de grossesse pendant les 22 premières semaines de gestation. Quant aux partenaires, ils ne sont pas sur la touche, puisqu’ils bénéficient eux aussi de deux jours de repos.

👉 Il n’y aura pas besoin de certificat médical pour demander son congé, mais simplement d’informer son entreprise de son absence.
Pourquoi cette mesure est-elle importante ?

👉 Parce que ce phénomène affecte plus de femmes qu’on ne le pense : on estime que les arrêts naturels de grossesse concernent entre 15 % et 20 % des grossesses confirmées par prise de sang.

👉 Or, cet événement peut causer des épisodes de stress post-traumatique chez les couples qui l’ont vécu. Le congé vise donc à aider les parents endeuillés à surmonter cette épreuve douloureuse.
Le congé peut-il s’étendre à d’autres entreprises en France ?

👉 C’est en effet une possibilité ! Car le sujet du congé pour arrêt naturel de grossesse est parvenu jusqu'à l'Assemblée nationale le 30 mars dernier via un projet de loi soumis par une députée Europe Écologie Les Verts. Affaire à suivre…

La Superwoman de la semaine

Elle bouscule tous les codes et déconstruit les clichés. À seulement 32 ans, Lucie Leguay est déjà une cheffe d’orchestre de renommée internationale. Le 10 juin dernier, elle a dirigé l'Orchestre de chambre de Genève à l’Alhambra, une opportunité en or pour la jeune mélomane. 🎼

Et c’est loin d’être la seule distinction au palmarès de Lucie Leguay, dont le parcours remarquable en fait l’une des cheffes d’orchestres les plus prometteuses de sa génération.

Née à Lille de parents musiciens, pianiste de formation, elle découvre très jeune sa passion pour l’orchestre, qu’elle développe au fil de ses études : à l’École supérieure musique et danse des Hauts-de-France, au CRR de Saint-Maur-des-Fossés, puis à la Haute École de musique de Lausanne.

Depuis, les opportunités s’enchaînent pour cette jeune prodige :

👉 En 2014, elle fonde l’Orchestre de Chambre de Lille (OCL).

👉 En 2016, son parcours sans faute sera couronné par le prix de l’Orchestre Camera de Florence à Empoli.

👉 Elle dirige divers orchestres tels que l’Orchestre national de Lille, Les Siècles, l’Orchestre national d’Île-de-France, l’Orchestre national des Pays de la Loire…

👉 En 2018, elle est véritablement révélée à l’occasion de sa distinction au premier Tremplin pour jeunes cheffes d’orchestre à la Philharmonie de Paris.

👉 Elle participe au Verbier Festival en 2019 et 2020 comme cheffe assistante avec des chefs renommés tels que Valery Gergiev, Lahav Shani et Gabor Takács-Nagy.

C'est donc une carrière brillante que mène Lucie Leguay, dans un milieu pourtant très masculin. Enfant, c'était d'ailleurs l'une de ses inquiétudes : “Ce métier m’avait toujours intriguée. C’est vrai qu’il n’y avait que des hommes, donc pas forcément de modèle à suivre pour moi”.

Mais à force de travail et de détrmination, aujourd'hui, c’est elle qui fait figure de modèle et inspire toutes les jeunes femmes. 👏